| Comité
consultatif de l'ICOM
|
|
63e
Session - 3-5
Juin 2002 - Paris, France
Projet
de compte rendu
-
Annexe 1: Liste
des membres du comité des candidatures
-
Annexe 2: Session
sur la Protection du patrimoine culturel subaquatique
-
Annexe 3: Liste
des participants
INTRODUCTION
Alissandra
Cummins, présidente du Comité consultatif, souhaite la bienvenue
aux participants et observateurs à la 63e session du Comité.
Elle salue particulièrement les nouveaux membres qui participent
à leur première réunion et qui ont également fort apprécié
la session d'orientation spécialement organisée la veille
à leur intention. A cette occasion, la présidente souhaite
faire part de quelques réflexions sur les événements tragiques
du 11 septembre, ainsi que sur le rôle vital des musées
en tant que " miroirs " de la société et d'initiateurs de
voies inédites et de nouveaux liens. Elle souligne également
l'absolue nécessité d'une réelle détermination pour mener
à bien la tâche de reconstruction après les pertes et les
ravages irréparables causés en Afghanistan et au Timor oriental.
Elle
souligne que la tâche prioritaire de l'Organisation pour
les trois ans à venir est la réalisation de ses trois objectifs,
tels que stipulés dans le Plan d'action stratégique approuvé
par l'Assemblée générale en juillet 2001. Durant ces trois
jours de réunion, le Comité consultatif va examiner attentivement
les progrès accomplis par l'Organisation dans la mise en
œuvre de son programme. Une responsabilité centrale a été
la participation aux activités menées par les différents
groupes de travail, ainsi que la création d'un Comité pilote
des candidatures. La présidente espère que la nouvelle Convention
de l'UNESCO sur la Protection du patrimoine culturel subaquatique
fera l'objet d'informations intéressantes.
Une
minute de silence est observée à la mémoire des membres
récemment disparus :
Le
professeur André Veinstein, membre fondateur du SIBMAS (1954),
vice-président du SIBMAS jusqu'en 1988 et conservateur du
Musée des Arts et Spectacles à Paris,
Monsieur Hiranao Sakamoto, directeur du Tokyo National Museum
et ancien président du Comité national japonais,
Madame Ghilia Gur-Erell, conservateur du Yad Chaim Herzog
(Israël),
Monsieur Mychailo Romanyshyn, directeur du musée d'art national
à Kiyiv (Ukraine),
Monsieur Colin Edward Sorensen, conservateur émérite du
Museum of London (Royaume-Uni),
Monsieur Tadeusz Chruscicki, directeur du Muzeum Narodowe
w Krakowie (Pologne),
Mademoiselle Anne-Elisabeth Riskine, conservateur au Musée
de préhistoire de Carnac (France),
Monsieur Igor Dubov, directeur du musée national d'ethnographie,
à Saint-Pétersbourg (Russie),
Monsieur Herman Willems, conservateur au Museum van Loon
à Amsterdam ; et, en particulier,
Madame Graciela Paolini, secrétaire à l'UNESCO de la Délégation
permanente de l'Argentine et membre de longue date de l'ICOM,
qui fut une interlocutrice clé du Secrétariat durant la
Conférence générale de 1986 à Buenos Aires (Argentine).
0. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR
En raison de l'incertitude du temps de présence du représentant
de l'UNESCO et de la disponibilité limitée de M. Geoffrey
Lewis, président du Comité pour
la déontologie, certains points du projet d'ordre du
jour ont été reportés. Une intervention de la représentante
de la Lettonie concernant la publication Museum Basics
figurera au point 18 (Divers) de l'ordre du jour.
Le
projet d'ordre du jour révisé est adopté.
1. ADOPTION DU COMPTE RENDU DU COMITÉ CONSULTATIF
1.a.
61e session, 29 juin 2001 (Barcelone, Espagne)
Le compte rendu de cette session est adopté avec la modification
suivante demandée par A. Galla (Australie, ICOM-ASPAC) :
Dans la version anglaise, page 11, paragraphe 3, ligne 13,
il faut lire : " The Secretary General said the working
group he attended… " (le Secrétaire Général indique au groupe
de travail qu'il a participé…)
1.b.
62e session, 6 juillet 2001 (Barcelone, Espagne)
Le
compte rendu de cette session est adopté sans modification.
2. EXAMEN DES DOCUMENTS OFFICIELS
2.a.
Examen du compte rendu du Conseil exécutif
Les
membres du Comité consultatif n'ont aucun commentaire sur
le compte rendu de la 98e session du conseil. Quant à la
99e session du conseil, comme il s'agissait en fait d'une
réunion de travail, elle n'a pas fait l'objet d'un compte
rendu officiel. Le compte rendu de la 100e session était
un projet de document.
Le Comité consultatif prend dûment note du projet de compte
rendu de la dernière réunion du Conseil.
2.b.
Rapport du Secrétaire général
Le
Secrétaire Général décrit les activités menées par le Secrétariat,
durant l'année écoulée, dans le cadre du Plan d'action stratégique.
En
termes d'adhésions, le Plan prévoyait une croissance de
6,7 % par an. Or, la croissance enregistrée l'an dernier
n'a pas dépassé 3 %. Ce résultat s'explique par une augmentation
des adhésions en Europe mais un déclin dans le reste du
monde, en particulier en Amérique du Nord. En conséquence,
le Secrétaire général estime nécessaire d'élaborer une stratégie
globale pour stimuler une hausse, en ne ciblant que certains
pays et en allouant les ressources humaines et financières
indispensables à une promotion active de l'ICOM.
En
matière de communication, le Secrétaire général insiste
sur l'importance accrue des communications électroniques
dans les modes de travail de l'Organisation. L'utilisation
intensive du forum électronique ICOM-L, le développement
du nom de domaine .museum et le vif débat qui a suivi sur
son utilité, le contenu amélioré du site Web de l'ICOM et
la possibilité d'un annuaire en ligne répertoriant les membres,
voilà autant d'exemples qui montrent la place de choix aujourd'hui
accordée par l'ICOM aux communications électroniques pour
gérer son travail. Il en appelle au Comité consultatif et,
en particulier, aux Comités nationaux, pour promouvoir le
nom de domaine .museum dans leurs pays respectifs.
Le
Secrétaire général décrit la nouvelle présentation des Nouvelles
de l'ICOM et la périodicité des rubriques en place (patrimoine
en danger, tribunes des comités, etc.). Il évoque l'inclusion
d'une version espagnole dans le dernier numéro des Cahiers
d'étude (consacré à l'ICTOP). Le site Web continue de
s'enrichir en offrant désormais des informations professionnelles
(par exemple, Directives et normes
de l'ICOM pour les musées, dossiers thématiques
des Nouvelles de l'ICOM, forums de discussion, associations
de musées, centres de documentation et associations spécialisées).
A l'avenir, les avantages des membres pourraient inclure
des publications en ligne, ainsi qu'un annuaire en ligne
répertoriant tous les membres.
En
ce qui concerne les activités de programme, le Secrétaire
général a évoqué les projets suivants :
-
l'organisation, avec l'Association des musées des Caraïbes
(MAC), d'une formation sur le développement de sites pour
les musées. Cela s'est fait conjointement avec l'accord-cadre
passé entre l'ICOM et l'UNESCO, où les deux partenaires
ont décidé de se consacrer aux programmes axés sur la
formation aux nouvelles technologies,
-
l'organisation d'une réunion à Bogota (Colombie) pour
dresser une Liste rouge du patrimoine culturel en danger
en Amérique latine. Cette rencontre, qui venait compléter
ses principales activités en matière de trafic illicite,
a été organisée en collaboration avec le ministère colombien
de la Culture et ICOM-LAC,
- l'établissement
d'un nouveau partenariat avec le Convenio Andres Bello
(institution établie en Colombie), qui parrainera les
activités culturelles dans la région et qui, selon toutes
probabilités, démarrera avec le Forum des musées
à l'occasion de la réunion triennale d'ICOM-CC, à Rio
de Janeiro, en septembre 2002,
- la
revitalisation de l'ICOM-ARABE grâce, notamment, à une
rencontre organisée à Paris en février 2002, ainsi qu'à
la production et diffusion de la 15e édition de la Lettre
des musées arabes, parue à la fin 2001.
Le
Secrétaire général annonce une levée de fonds en vue de
l'Assemblée régionale de l'ICOM-ASPAC, en Chine, et des
autres réunions qui auront lieu dans la région, ouvrant
la voie à la Conférence générale de 2004, en Corée. Il se
déclare satisfait des progrès réalisés (recherche de fonds
et de partenaires) pour le Programme de l'ICOM sur la prévention
et la réaction dans les situations d'urgence (MEP), mais
aussi de voir se poursuivre ses initiatives en vue de la
création d'un Centre régional pour les musées et la conservation
au Nubia Museum, à Assouan (Égypte). Il souligne
le rôle de premier plan que peuvent jouer les Comités internationaux
et les Organisations affiliées dans le développement de
ces activités.
Le
Secrétaire général évoque le problème grave et urgent qui
se pose au Secrétariat pour son espace de bureaux, suite
à la décision de l'UNESCO de faire évacuer toutes les ONGs
des locaux de la rue Miollis. En dernier lieu, l'UNESCO
proposait aux ONGs un espace réduit dans un bâtiment en
préfabriqué, perte de place qui se voit compensée par un
avantage certain : continuer à bénéficier gratuitement d'un
espace et d'équipements électroniques. Reste que les conditions
de travail ne permettraient plus de recruter du personnel
temporaire pour aider à la réalisation des programmes et
autres activités. Il souligne qu'il faut trouver sans tarder
une solution à long terme pour résoudre ce problème.
En
conclusion, il remercie tous les membres du Secrétariat
pour la bonne qualité soutenue de leurs prestations malgré
les difficiles conditions de travail, tout spécialement
Thomas Jandia, qui assume certaines des tâches administratives
de Joëlle Thibet, actuellement en congé de maternité et
parental d'un an. Enfin, il déclare que le personnel forme
vraiment une équipe souple et polyvalente.
Commentaires
suscités par le rapport du Secrétariat
P.
Boylan (ICTOP) rappelle qu'il est depuis longtemps nécessaire
d'élaborer un code sur le tourisme culturel. A cet égard,
il salue la proposition d'un programme de formation, mais
souligne que l'ICOM doit examiner ceux déjà mis en place
par l'UNESCO afin de tirer des enseignements de leur succès
ou de leur échec. A. Galla (Australie, ASPAC), également
favorable à un code sur le tourisme culturel, se demande
cependant si la promotion de l'éco-tourisme ne risque pas
de nuire aux populations autochtones. Il souligne que l'ICOM
doit tenir compte des préoccupations du groupe de travail
sur les populations autochtones du monde en termes d'infrastructure
et de ressources. L'ICOM doit veiller à ce que les responsables
des systèmes de connaissances autochtones aient réellement
la possibilité de participer au travail par le biais de
partenariats ou autres.
C.
Annabi (Tunisie, ICOM-ARABE) félicite le Secrétariat de
la nouvelle présentation des Nouvelles de l'ICOM,
regrettant toutefois la disparition de la page sur les objets
volés. Le Secrétaire général souligne que cette rubrique
figure désormais dans la section intitulée " Patrimoine
en danger ".
A.
Ozola (Lettonie) remercie le Secrétariat et G. Edson, membre
du Conseil exécutif, de leur soutien et de leur participation
à la Conférence consacrée au thème des musées au XXIe siècle.
A
cette occasion, le Secrétaire général félicite les Comités
nationaux de Lettonie et de Suède pour l'excellente organisation
des récentes conférences.
2.c.
Rapport du Trésorier
C.
González Gou, Trésorière, précise que son rapport couvre
une période financière commencée en francs français et terminée
en euros. Elle déclare que son objectif prioritaire durant
cette période a été d'assurer que les dépenses de l'Organisation
restaient conformes aux programmes approuvés pour 2001.
C'est
avec satisfaction qu'elle annonce un résultat positif de
394,320 FF (60,114 €). D'autre part, l'Organisation a pu
récupérer des cotisations dues, réduire certaines dépenses
et percevoir des revenus non prévus au budget. Elle indique
qu'un pourcentage des revenus de l'Organisation est venu
s'ajouter au fonds de réserve (établi pour couvrir les dépenses
imprévues et pour assurer la survie et le bon fonctionnement
de l'Organisation en cas de crise grave). Les informations
supplémentaires qui figurent au bilan détaillent les investissements
de l'ICOM garantis par la Banque de France.
Les
tendances de l'économie mondiale auront certainement un
impact sur les finances de l'Organisation ; toutefois, la
Trésorière est heureuse d'annoncer que la situation financière
actuelle de l'ICOM est " saine et stable ".
Le
budget 2002 enregistre une hausse d'environ 11,4 %. La Trésorière
assure avec optimisme que l'équilibre entre recettes et
dépenses devrait rester à son niveau " habituel ". L'augmentation
des dépenses en fournitures et équipements de bureau est
due à la nécessité d'adapter l'espace actuel à la nouvelle
disposition et de rendre les conditions de travail confortables.
Elle
fait des observations sur les points suivants : la provenance
des revenus de l'ICOM - la majorité (environ 50 %) provient
des cotisations annuelles et de la multiplication des membres
originaires d'États " plus riches " ; les activités de programme
et leurs frais généraux ; les publications et le Centre
de documentation comme futures sources de revenu ; le développement
de MuseDoma (.museum) comme autre source potentielle de
profits financiers ; et, enfin, une solution prudente pour
résoudre le problème urgent de l'espace de bureaux du Secrétariat.
La
Trésorière conclut son rapport en soulignant le rôle important
du Comité des Finances et des Ressources et du Comité des
Affaires juridiques, qui doivent rechercher des solutions
et des perspectives concrètes pour la situation financière
et les programmes de l'Organisation.
Commentaires
suscités par le rapport du trésorier
M.
van Praët (France) demande des précisions sur la baisse
des cotisations pour 2002 et la source des revenus pour
MuseDoma. En réponse, le Secrétaire général rappelle le
phénomène naturel de la baisse des adhésions l'année qui
suit une conférence générale ; quant à l'association MuseDoma,
elle a reçu récemment une subvention de l'Union européenne
pour une campagne de sensibilisation dans les pays européens.
L'ICOM recevra (et dépensera) 76,225 euros.
Itzhak
Brenner (Israël) demande des précisions sur l'achat de la
publication Museum International et sur les subventions
allouées aux Comités internationaux. Le Secrétaire général
répond qu'une subvention de l'UNESCO permet à l'ICOM d'acheter
des exemplaires de Museum International pour les
distribuer aux membres institutionnels à titre d'avantage
de l'adhésion. Quant aux Comités internationaux, ils reçoivent
des subventions annuelles proportionnellement à leur nombre
de membres votants. En outre, si les fonds le permettent,
le Conseil peut considérer des projets spéciaux proposés
par les Comités internationaux.
Une
question est posée sur les noms de domaine pour les Comités
nationaux et internationaux. C. Karp (MuseDoma) répond que
le domaine est financé par l'ICOM, mais que les sous-domaines
des comités devront être mis en place à la convenance de
l'ICOM (particulièrement en ce qui concerne les coûts).
3. APPROBATION DU BILAN AU 31 DÉCEMBRE 2001
Le
Comité consultatif, après avoir examiné le bilan au 31 décembre
2001, l'approuve tel que présenté par la Trésorière.
4. INTERVENTION DU PRÉSIDENT DE L'ICOM
Jacques
Perot, Président de l'ICOM, commence par remercier les membres
du Groupe de travail de Réforme pour tous leurs efforts.
Il note avec satisfaction la mise en place de Comités permanents,
conformément à la requête du Plan d'action stratégique.
Il est reconnaissant au Secrétariat de ses efforts intelligents
et soutenus, en particulier compte tenu des difficiles conditions
de travail actuelles et du problème de place. Selon lui,
l'ICOM devrait envisager différentes approches pour trouver
une solution viable à ce problème (peut-être en partenariat
avec d'autres ONGs comme ICOMOS).
Le
Président déclare que l'ICOM est la voix des professionnels
de musée, la tribune où sont soulevées les grandes questions
qui occupent la communauté muséale - par exemple, le trafic
illicite des biens culturels, l'Afghanistan, le Timor oriental,
l'inventaire des collections et le patrimoine mis en péril
par les catastrophes naturelles et humaines. Il estime que
le Comité international du Bouclier bleu (ICBS) doit prendre
une part plus active dans certains de ces domaines. L'Organisation
est aussi un lieu de réflexion et, à cet égard, la revue
des Nouvelles de l'ICOM se prête parfaitement à cette
activité. A ce propos, il félicite le Secrétariat pour la
nouvelle présentation du magazine.
Il
demande aux membres de réfléchir sur des points tels que
: la privatisation des musées, l'inaliénabilité des collections,
la culture et le tourisme, la diversité multiculturelle
et le patrimoine immatériel.
A
propos du patrimoine immatériel, qui sera le thème de la
Conférence générale en 2004, le Président observe que l'objectif
de l'ICOM n'est pas seulement d'assurer le succès de la
conférence en Corée, mais aussi de travailler à la régionalisation
de l'Organisation, à l'expansion de ses réseaux et au développement
des liens avec les collègues asiatiques.
Il
se dit fier des résultats de l'Organisation, bien que conscient
qu'il reste encore du travail à accomplir dans certains
secteurs. Il est convaincu que, grâce au renouvellement
et à l'enthousiasme de l'Organisation, il sera possible
d'assurer la participation active de la communauté muséale
internationale au développement de la société. L'ICOM a
assumé ses responsabilités à l'égard du patrimoine culturel
avec un engagement professionnel et déontologique.
5. RAPPORT DU PRÉSIDENT DU COMITÉ POUR LA DÉONTOLOGIE
Geoffrey
Lewis, Président du Comité pour la déontologie, présente
le rapport sur le travail du Comité. Tout d'abord, il annonce
que le Code de déontologie révisé (approuvé à l'unanimité
lors de l'Assemblée générale de 2001) est maintenant publié
et qu'un exemplaire sera envoyé à tous les membres avec
le prochain numéro des Nouvelles de l'ICOM. Le Code
de déontologie est également disponible sur le site Web
de l'Organisation. Le Président présente aux membres un
exemplaire imprimé.
D'autre
part, le Président fait part des travaux actuels du Comité,
dont l'objectif est de produire un texte plus pratique et
facile à comprendre. Le texte dégagera les principes déontologiques
clés qui régissent le fonctionnement d'un musée et, d'autre
part, fournira des directives claires sur les bonnes pratiques
à suivre pour y satisfaire. Préalablement à ce travail,
le Comité, sans tenir compte du Code actuel, a analysé le
fonctionnement des musées et leurs impératifs. Il a identifié
huit (8) sections et mis au jour des différences quant à
la fonction interprétative, à savoir le plaisir et la compréhension
de patrimoine naturel et culturel. Le Comité, ajoute le
Président, va donc orienter ses efforts dans cette direction.
De
l'avis du Président, le rôle du Comité n'est pas d'innover
en termes de théorie et de pratique muséales. Toutefois,
les concepts de " musée " et de " collection " lui posant
problème, il apprécierait qu'ils soient davantage débattus
et fassent l'objet d'une rapide résolution (avec l'aide
du Conseil exécutif).
M.
Lewis évoque cinq cas, rapportés au Comité, d'apparente
infraction au Code. En effet, il est prouvé que des musées
et des galeries continuent de collecter des objets dont
l'exportation est interdite par la Convention de l'UNESCO
de 1970 et dont l'acquisition est contraire au Code de l'ICOM.
Il
mentionne en particulier un cas, à l'étude depuis des années,
concernant le retour d'un objet volé dans un musée africain
et acquis par un musée européen. Le Comité souhaiterait
voir ce cas résolu, mais la question de l'indemnisation
du musée qui retourne l'objet semble faire obstacle. Le
Président attire l'attention sur la Convention UNIDROIT
(mentionnée par le Code) qui, précisément, prévoit ce type
d'indemnisation.
Il
s'inquiète de certains cas dont la position semble avoir
atteint une " éthique de situation ", où les principes déontologiques
sont bafoués et où les partenaires en arrivent à une manière
d'accord mutuel avec certaines institutions qui font des
acquisitions d'objets ou des prêts à long terme. Il relève
également une augmentation des cas liés au transfert, contre
toute déontologie, d'objets archéologiques et paléontologiques
entre frontières malgré l'apparente légalité de l'acquisition
dans le pays fournisseur, ainsi que le prélèvement douteux
de spécimens scientifiques dans les collections des musées
à des fins d'échange avec des particuliers. Il espère que
le Comité international des Sciences naturelles examinera
ce dernier point lors de sa prochaine réunion, de même que
le problème des fossiles qui acquièrent une " valeur ajoutée
" par le biais d'une préparation, ce qui en fait une cible
de retour dans leur pays d'origine.
Questions
soulevées par l'intervention du Président
R.
West (États-Unis) demande si le Comité a envisagé la question
du rapatriement des objets. Le Président répond que l'action
du Comité relève des principes, que son rôle est de faciliter
et/ou de conseiller.
E.
Arinze (CAM) demande des précisions sur la question de l'indemnisation
et des coûts liés à la restitution des biens culturels,
en particulier sur le rôle du Comité en cas de restitution
entre pays. Le Président rappelle l'adhésion de l'ICOM aux
principes de la Convention de l'UNESCO (Mesures à prendre
pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation
et le transfert de propriété illicites des biens culturels)
et de la Convention complémentaire d'UNIDROIT (1995), précisant
que l'ICOM a également fait de cette dernière une norme
de son propre Code de déontologie.
P.
Boylan (ICTOP) explique certaines différences entre les
deux conventions, précisant qu'une importante disposition
de la Convention UNIDROIT est le principe de " bonne foi
". Il ajoute que les professionnels de musée doivent respecter
la Convention de 1970 et que les États membres sont légalement
tenus de ne pas agir à l'encontre des traités, même s'ils
ne les ont pas ratifiés.
Le
Président affirme que l'adhésion à l'ICOM suppose le respect
du Code de déontologie et que, par conséquent, les membres
doivent se conformer aux exigences de la Convention de 1970.
B.
Murphy (Vice-présidente) rappelle que le Comité en est à
la seconde phase du travail de révision, dont l'objectif
est de traiter les questions de format, de clarté et de
structure/présentation.
Itzhak
Brennner (Israël) et G. Pinna (membre du Conseil) demandent
si le Comité s'est penché sur la question des musées virtuels.
Le Président répond par l'affirmative. Il note que les problèmes
de copyright relèvent du domaine juridique, mais que le
Comité doit s'occuper de la question des collections virtuelles.
Pour le Comité, une collection ne représente pas simplement
un ensemble d'objets mais une base de connaissances ; néanmoins,
il ne considère pas que son rôle soit de produire des définitions
dans le domaine des musées.
J.
MacAvity (INTERCOM) demande à connaître la source des cas
rapportés au Comité. Le Président indique que les cas émanaient
directement de membres, ajoutant qu'il ne s'agissait aucunement
de suppositions.
M.
Saley Tim (Niger) insiste sur les questions fondamentales
de la législation et de la coopération avec les pouvoirs
publics, ainsi que sur la nécessité d'une sensibilisation
au niveau national.
J.Y.
Marin (ICMAH) souligne la nécessité de publier le Code de
déontologie en deux versions de base (anglais et français)
qui reflètent les nuances des deux langues ; il rappelle
aussi qu'il est essentiel de le faire connaître en dehors
de la communauté muséale et de le faire respecter en le
portant à l'attention des professions juridiques et des
écoles de droit.
Le Président confirme que le Comité a prévu, dans le Code
de déontologie révisé, d'accorder cette particulière attention.
Il confirme également que la version en ligne du Code est
bien la version actuelle et correcte du document, et il
rend hommage au rôle joué par MM. Marin et van Praët dans
la traduction du texte français.
6. INTERVENTION DE LA RÉDACTRICE DE MUSEUM INTERNATIONAL
(UNESCO)
Isabelle
Vinson, rédactrice de la revue Museum International,
souhaite aux membres la bienvenue au siège de l'UNESCO,
rappelant que les portes de l'Organisation leur sont toujours
ouvertes. Elle insiste sur l'importance de l'ICOM et sur
sa compétence dans la mise en œuvre du programme de l'UNESCO
sur le patrimoine culturel, ajoutant qu'elle transmettra
les préoccupations et attentes de l'ICOM au bureau du Directeur
général adjoint à la Culture.
Elle
rend compte de la politique éditoriale et de la nouvelle
présentation de la revue Museum International, et
fait part d'une récente initiative concernant la numérisation
des anciens numéros de la publication. Elle sollicite l'appui
de l'ICOM dans ces domaines.
Questions
soulevées par l'intervention de la rédactrice
P.
Boylan (ICTOP) demande à ce que l'UNESCO envisage d'étendre
le programme de numérisation au prédécesseur du magazine,
MOUSEION. A. Galla (ASPAC) approuve fermement la décision
de numériser les archives du magazine, précisant qu'il mettra
tout en œuvre pour faciliter l'utilisation des informations
par les membres de la région Asie-Pacifique.
7. INTERVENTION DU DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT DE L'UNESCO
À LA CULTURE
M.
Mounir Bouchenaki, responsable de la Culture, présente un
rapport détaillé sur le travail actuellement entrepris par
l'UNESCO dans le domaine de la culture. Il commence par
réaffirmer qu'il comprend les problèmes que rencontre l'ICOM
en raison du manque d'espace dans les locaux de l'UNESCO,
ajoutant qu'il a toujours souligné l'importance de l'ICOM
et la nécessité de maintenir sa présence au siège de l'UNESCO.
Il précise cependant que les bâtiments sont gérés par les
États membres et que pour cette question, les décisions
sont prises par son Bureau exécutif. Il fait remarquer que
le Directeur général lui-même a reconnu l'importance de
l'ICOM comme l'une des principales ONGs avec lesquelles
l'UNESCO travaille. Il continuera, assure-t-il au Comité
consultatif, d'adopter cette attitude auprès des États membres
et du Directeur général, ainsi qu'à insister sur la nécessaire
présence de l'ICOM dans les mêmes locaux que la division
culturelle pour faciliter les relations de travail.
M.
Bouchenaki évoque deux grands domaines d'activité de la
division : le premier a été la proclamation par les Nations
unies de l'année 2002 comme Année du patrimoine culturel.
Il en présente le logo et souligne que l'ICOM a un rôle
éminent à jouer dans la réalisation des deux principaux
axes qui orientent le programme. Le premier axe est le "
développement ", en particulier là où les musées ont un
réel impact sur le progrès socio-économique et sur l'éducation.
Le second axe est la " connaissance de l'autre " : reconnaissance
d'autrui et dialogue, particulièrement en ce qui concerne
les valeurs immatérielles. Il distribue un kit promotionnel
qui contient des informations sur les divers aspects du
patrimoine culturel, insistant sur la préparation d'un projet
de convention sur la protection du patrimoine immatériel.
M.
Bouchenaki évoque la discussion animée sur les questions
déontologiques liées au trafic illicite du patrimoine culturel,
débat qu'il a pu entendre lors du point précédent. C'est
aussi, déclare-t-il, un domaine d'activité intense pour
l'UNESCO. A cet égard, il se dit très heureux d'avoir reçu
le rapport récemment publié par l'ICOM-ASPAC sur la réunion
d'Hanoi de 2001 consacrée à la Protection du patrimoine
culturel en Asie du Sud-Est, et il félicite l'ICOM de ses
efforts de sensibilisation à ces questions.
Le
second domaine d'activité décrit par M. Bouchenaki consiste
en un rapport oral détaillé sur les réunions auxquelles
il a récemment assisté en Afghanistan. Avec plusieurs organismes
et fondations s'occupant de la protection des biens culturels
dans ce pays, l'UNESCO a participé activement au processus
de réhabilitation de l'identité culturelle de ce pays. En
la matière, le gouvernement afghan et son roi avaient défini
quatre grandes priorités : réhabilitation physique du musée
de Kabul ; restauration des monuments et des sites, avec
inscription sur la liste du Patrimoine mondial ; lutte contre
le trafic illicite des biens culturels ; et formation des
professionnels de musée et du patrimoine. Il rend hommage
à M. Omara Khan Massoudi, directeur du musée de Kabul, qui
est resté fidèle à son poste malgré le chaos et le péril
de la situation. Il rappelle que la reconstruction des bouddhas
de Bamiyan ne figurait pas parmi les priorités. En revanche,
est prévue une réhabilitation de la niche qui les abrite.
En
conclusion, il considère l'ICOM comme un acteur majeur dans
pratiquement tous les secteurs de ces priorités.
Commentaires
suscités par cette intervention
Dans
leur réponse, Alissandra Cummins et Jacques Perot expriment
tous deux l'encouragement que suscitent ces paroles en ce
qui concerne l'importance de l'ICOM vis-à-vis de l'UNESCO,
sa principale ligne d'action et son rôle clairement envisagé
dans les programmes de l'UNESCO. Le Président insiste encore
sur la volonté de l'ICOM de contribuer à sensibiliser le
public au problème du trafic illicite des biens culturels.
En outre, il propose que l'ICOM passe une motion pour rendre
hommage au travail et à l'engagement exceptionnels du directeur
du musée de Kabul, resté à son poste pour protéger les collections
du musée durant toute la période de ravages et de destructions
qui ont sévi dans le pays. Il invite l'UNESCO à reconnaître
le réel intérêt d'une réunion qui permettrait d'examiner
les paramètres du programme que l'ICOM mettra en œuvre pour
l'Organisation.
Certaines
voix s'élèvent ensuite pour affirmer que, certes, l'UNESCO
mérite des félicitations pour sa rapide intervention en
Afghanistan, mais que les destructions et les bouleversements
qui ont dévasté ce pays se sont pareillement produits ailleurs
durant les deux dernières décennies, en particulier dans
plusieurs nations d'Afrique et d'Europe de l'Est. Il est
jugé nécessaire que l'ICOM s'intéresse de près à ces autres
situations, pas seulement à celle de l'Afghanistan.
D'autres
membres soulignent qu'il est important de ne pas simplement
recourir aux compétences étrangères pour mener à bien ce
travail vital, mais aussi et surtout aux habitants du pays,
qui doivent participer au processus dès le départ pour,
en quelque sorte, se l'approprier. Dans le processus de
restauration, il est essentiel de ne pas dissocier l'objet
et la communauté, de ne pas le " dé-contextualiser ". A
l'évidence, l'ampleur des activités proposées est propre
à favoriser l'emploi et le développement durable.
P.
Kåks (Suède) cite le cas de l'association " Patrimoine Sans
Frontières " (Heritage without Borders) comme exemple du
type d'activité pratique et concrète à soutenir et à poursuivre,
évoquant le travail de réhabilitation aujourd'hui mené en
Bosnie-Herzégovine. Selon lui, l'ICOM doit préparer une
liste des pays qui ont besoin d'un soutien.
D.
Grattan (ICOM-CC) recommande également de dresser une liste
des organismes offrant une assistance.
8.
EXAMEN DU PLAN D'ACTION STRATÉGIQUE 2001-2007
Le
Secrétaire général passe rapidement en revue l'avancement
des diverses initiatives prévues dans le Plan d'action stratégique,
faisant quelques commentaires sur les progrès réalisés à
ce jour. Il met l'accent sur certains des résultats obtenus.
Sous
l'objectif 1 : la création de Groupes de travail sur les
Comités nationaux et les Organisations régionales, ainsi
que sur les Comités internationaux et les Organisations
affiliées ; la rédaction de politiques centrales sur les
publications, sur les adhésions et sur les partenaires de
l'ICOM, avec soumission pour examen au Conseil de ces documents
préliminaires ; l'établissement de bibliographies thématiques
à inclure dans les Nouvelles de l'ICOM.
Sous
l'objectif 2 : le travail en cours sur la révision du Code
de déontologie ; l'avancement des travaux de MuseDoma ;
la concentration des activités dans les régions d'Amérique
latine et d'Asie (conformément aux décisions prises lors
de la Conférence générale), ainsi que la coopération permanente
avec AFRICOM ; la lente mise en œuvre de la catégorie d'adhésion
" étudiant " due au retard des recommandations attendues
des divers groupes de travail.
Sous
l'objectif 3 : la promotion permanente du Code de déontologie
; le travail de réexamen qui sera effectué sur les Statuts
; les discussions du Groupe de travail sur les Langues,
qui s'est réuni le samedi précédent ; et l'étude menée sur
la proposition d'un annuaire en ligne répertoriant les membres.
Le Secrétaire général rappelle que des informations détaillées
sur ces activités figurent dans le rapport d'activité du
Secrétariat.
Commentaires
suscités par l'examen du Plan d'action stratégique
N.
Merriman (Royaume-Uni) et P. Stanbury (UMAC) déplorent le
retard pris par le développement de la catégorie d'adhésion
" étudiant ". D. Grattan (ICOM-CC) souligne l'importance
de cette catégorie pour venir remplacer les membres " vieillissants
" de l'Organisation. .
D'autre
part, il est noté que la connectivité Internet des membres
de l'ICOM n'a fait l'objet d'aucun commentaire.
D.
Castro (Colombie) souligne qu'elle est importante pour orienter
les comités nationaux dans l'élaboration de leurs propres
plans stratégiques.
N.
Hushion (INTERCOM) remarque que le Plan d'action stratégique
est un " plan à horizon mobile " et qu'il doit faire l'objet
d'une mise à jour annuelle.
8.a.
MuseDoma
C.
Karp (MuseDoma) est invité à rendre compte des progrès réalisés
pour cette activité. Après avoir rappelé comment est née
cette initiative, il donne un aperçu détaillé du processus
d'adhésion des musées et du succès de cette démarche qui,
selon lui, représente une immense source potentielle de
revenus. Il encourage les personnes présentes à suivre cette
activité, soulignant le rôle des musées en tant que " multiplicateurs
". Il déclare qu'en se dotant du nom de domaine .museum,
l'institution enregistrée prouve qu'elle mène de réelles
activités muséales, ce qui rehausse sa valeur en qualité
de musée. Il décrit les procédures d'adhésion d'une institution
à MuseDoma et les coûts associés à la maintenance. Pour
conclure, il affirme que tous les musées tireraient profit
de la forte présence sur Internet de l'extension de domaine
.museum.
Questions
soulevées par cette intervention
Les
questions des membres portent en majorité sur les procédures
et les coûts d'adhésion, sur les possibilités d'adhésion
individuelle et sur l'application de la définition des musées
par l'ICOM à la fois à leur propre admissibilité, mais aussi
à celle des non-membres de l'ICOM. Des précisions sont également
demandées sur l'application de cette définition aux musées
virtuels et, en définitive, aux membres de l'ICOM non détenteurs
de collections.
C.
Karp répond à tous ces points et précise que l'extension
.museum s'applique indifféremment à tous les aspects du
patrimoine immatériel intangible et/ou matériel, selon la
définition que l'ICOM choisit d'appliquer au " musée ".
La
discussion permet de souligner l'importance des efforts
de l'ICOM pour redéfinir le concept de musée, mais aussi
la nécessité d'un " manuel d'utilisation " pour guider les
membres qui souhaitent être enregistrés. Des remarques sont
faites à propos des risques de recours abusif à ce système.
C. Karp déclare que MuseDoma aura besoin de l'aide des associations
nationales et régionales pour déterminer l'admissibilité
des candidatures. Il rassure les membres, précisant que
l'adhésion à MuseDoma n'affectera en rien leurs noms de
domaine actuels et que, de fait, il est possible de conserver
plusieurs noms de domaine différents. Mais il souligne qu'en
adoptant parallèlement le nom de domaine .museum, une institution
pourra signaler plus directement sa présence sur le Web.
9. EXAMEN ET CONFIRMATION DU MANDAT DU
COMITÉ DES CANDIDATURES
La
Présidente rappelle aux membres que le projet de mandat
du Comité des candidatures a été diffusé au début de l'année,
à la fois par courrier électronique et par le biais d'Internet.
Après avoir retracé l'historique de la création de ce comité
pilote, elle décrit le processus même de nomination des
candidats au Conseil exécutif. Elle demande au Comité consultatif
de l'aider à identifier les membres pour le Comité. Il est
aussi rappelé qu'il s'agit d'une période d'essai pour le
comité pilote. Elle précise que, étant donné l'augmentation
du nombre des membres du Conseil à 15, la liste des candidats
nommés doit s'élever à 30.
La
Présidente souligne que le Comité n'enlèvera pas les responsabilités
confiées par les Statuts au Comité consultatif, dont
la tâche prioritaire sera d'identifier et de proposer des
candidats pour la prochaine élection du Conseil exécutif.
Elle répète que les procédures normales employées par le
Comité consultatif pour sélectionner les candidats resteront
en place, le Comité des candidatures intervenant uniquement
si le nombre nécessaire de candidats n'est pas atteint.
Les membres du Comité des candidatures seront tenus d'assurer
qu'eux-mêmes ne se portent pas candidats à l'élection de
2004. Le Comité se réunira seulement une fois par an, mais
communiquera régulièrement par voie électronique. La Présidente
demande à ce que des noms soient proposés durant les réunions
que vont tenir les comités séparément le lendemain.
Commentaires
suscités par cette intervention
D.
Grattan (ICOM-CC) estime que le plus important concerne
l'" internationalité " du Conseil exécutif ; que le Comité
doit s'assurer que le Conseil est représentatif de toutes
les régions du monde et que, par conséquent, il est nécessaire
que le Comité lui-même soit aussi diversifié que possible.
La
Présidente demande si la " régionalité " doit vraiment constituer
un critère pour le Conseil exécutif, car il lui semble que
les compétences affirmées sont un facteur plus important
que la participation régionale. Elle rappelle aux membres
les débats intéressants qui, sur ce thème, sont intervenus
en lien avec ceux du Groupe de travail de réforme. Elle
affirme que le Comité constituera le dispositif approprié
pour aider à identifier les candidats jouissant de compétences
confirmées pour servir le Conseil exécutif. Ce Comité joue
également un rôle dans la création de programmes promotionnels
visant à former les membres et à encourager les candidatures
parmi un vaste éventail de membres de l'ICOM.
Les
membres adoptent, à l'unanimité et sans modification, le
mandat du Comité des candidatures.
10.
SITUATIONS D'URGENCE
10.a. Rapport sur le Comité international du Bouclier
bleu (ICBS)
Le
Secrétaire général rend compte des activités de l'ICOM dans
ce domaine. Il déplore l'incapacité du Comité (qui n'est
pas une association en soi) à réaliser une quelconque
coordination. Toutefois, il note la participation positive
de l'UNESCO et de l'ICCROM, malgré le statut gouvernemental
de ces deux organisations, à de nombreuses initiatives.
Il indique qu'une nouvelle forme de constitution des membres
de l'ICBS est en préparation. De nouvelles brochures d'information
ont été produites et un site Web sera développé. Enfin,
des Comités nationaux sont nés en Belgique, en France et
aux Pays-Bas.
10.
b Rapports sur les situations d'urgence
P.
Boylan (ICTOP) donne un compte rendu bref mais complet de
la situation en ce qui concerne la protection des biens
culturels au Moyen-Orient. Il déclare qu'un programme de
reconstruction sur le patrimoine culturel a été suspendu
en raison de la violence qui règne actuellement dans la
région. Il parle aussi du respect manifesté par les militaires
israéliens à l'égard des biens culturels, même si le pays
n'est pas partie à la Convention de 1954. Côté musées, il
note la participation de la communauté muséale à l'établissement
de musées et l'aide apportée par les autorités palestiniennes
pour l'élaboration d'un catalogue de normes. Il déplore
le manque d'informations en ce qui concerne les dégâts causés
aux musées (à Nablus, par exemple), mais annonce que les
dégradations du musée d'art contemporain ont fait l'objet
d'un rapport.
A
son avis, le problème le plus urgent dans l'immédiat est
de trouver des bureaux pour le ministère de la Culture,
sérieusement endommagé lorsqu'il a abrité les militaires
et dont les archives et la documentation ont été abîmés
ou perdus. L'essentiel serait d'aider les collègues pour
leur permettre de recommencer à travailler et à reconstituer
leur documentation, ainsi que de mettre en place des mesures
de sécurité afin que les ministères de la Culture et des
Monuments antiques puissent opérer efficacement.
A.
Galla (ICOM-ASPAC) parle de l'intérêt qu'a le Timor oriental
à mettre en place son propre système de gestion du patrimoine.
Depuis son indépendance, le 20 mai dernier, le pays a commencé
à élaborer son propre Plan stratégique en ce qui concerne
son patrimoine. Avec la coopération du Portugal, il entamera
un inventaire de ses collections au Portugal en vue de numériser
ces ressources et de les rendre disponibles. Dix bourses
seront allouées à la formation de professionnels de musée
au Japon. Enfin, il sollicite le soutien de l'ICOM pour
faciliter ces tâches.
Commentaires
suscités par ces interventions
T.
Scheiner (Brésil) déclare que son Comité national peut aussi
apporter de l'aide au Timor oriental. Le délégué d'ASPAC
remercie le Brésil, ajoutant que le Timor oriental a également
reçu des offres d'aide de Macao et d'autres pays de langue
portugaise, tels le Mozambique.
P.
Kruseman (Pays-Bas) estime que le rapport de l'UNESCO doit
reconnaître le travail effectué par le Comité du Bouclier
bleu dans les situations d'urgence. Le Président affirme
qu'il ne s'agit pas d'une omission délibérée et approuve
cette déclaration.
E.
Arinze (CAM) évoque l'apparente exclusion de quelques régions/pays
des programmes conçus par l'ICOM pour les situations d'urgence,
citant les cas de la Sierra Leone, du Congo, du Burundi
et du Liberia, dont les musées et le patrimoine culturel
ont subi de lourds dommages.
La
Présidente souligne que l'ICOM n'applique aucune politique
d'exclusion mais que des priorités ont été fixées sur certains
secteurs par la Conférence générale, expliquant que les
informations sur les régions sont librement fournies. Néanmoins,
elle exprime sa reconnaissance au délégué de la CAM pour
avoir informé le Comité consultatif sur la situation du
continent africain.
Le
délégué d'ASPAC rappelle la résolution passée à Barcelone
sur le Timor oriental, soulignant que c'est là son " Saint
Graal " et que l'Organisation ne finance pas ses activités
dans le pays.
Le
délégué d'ICTOP rappelle que durant une douzaine d'années,
l'Afrique a été la première priorité de l'Organisation.
Il souligne la nécessité de " faire sortir " les bonnes
informations des pays et, pour les collègues, de fournir
des informations à l'ICOM et à l'UNESCO, mais aussi la nécessité
d'inciter les gouvernements à ratifier les Conventions et
à prendre acte de leur patrimoine culturel et de celui des
autres peuples. Il déplore la manière dont les programmes
sont parfois établis par les médias internationaux.
N.
Merriman (Royaume-Uni) livre des informations sur la situation
d'urgence qui est, depuis longtemps, celle de la Somalie,
relevant l'absence d'infrastructure pour les musées et affirmant
que des squatters semblent avoir élu domicile dans les ruines
des musées.
La
Présidente prend note des précédents commentaires qui, estime-t-elle,
servent à rappeler aux membres le rôle crucial de l'ICOM
pour apporter de l'aide en tout premier lieu aux collègues,
pour faciliter les processus de planification stratégique
et de formation, ainsi que pour rechercher des financements
à ces fins. Tout en réaffirmant aux membres que l'ICOM n'a
exclu aucun pays de ses activités, elle rappelle au Comité
consultatif les décisions prises à ce propos à la Conférence
générale de Barcelone en ce qui concerne le Timor oriental,
ainsi que le pôle d'intérêt que représenteront l'Asie et
l'Amérique latine durant la prochaine période triennale.
11. RAPPORTS DES ORGANISATIONS RÉGIONALES
Des
rapports succincts sur les activités menées durant un an
par les Organisations régionales sont présentés par les
représentants d'ICOM-ARABE, ICOM-ASPAC et ICOM-EUROPE.
11.a.
ICOM-ARABE
Mme
C. Annabi (Secrétaire d'ICOM-ARABE) commence par retracer
l'historique de l'Organisation, indiquant que l'initiative
de sa création date d'une réunion régionale organisée par
l'ICOM à Amman (Jordanie), en 1994. C'est seulement l'année
suivante qu'est née officiellement ICOM-ARABE, composée
d'un noyau central de 8 Comités nationaux et présidée par
le délégué égyptien élu. Le deuxième congrès de l'Organisation
s'est tenu en Tunisie parallèlement à un atelier sur le
trafic illicite. Une autre réunion a eu lieu à Assouan (Égypte).
Un nouveau Bureau a été élu à l'occasion de la Conférence
générale de 2001.
Malgré
des problèmes financiers, le groupe a pu produire cinq numéros
de sa Lettre des musées arabes, véritable lieu de
débat sur les besoins des professionnels de musée de la
région.
Mme
Annabi se réjouit d'annoncer le succès de la réunion organisée
par ICOM-ARABE le 1e février 2002 avec l'aide de l'ICOM
et de l'UNESCO. A son avis, la réunion a su donner un nouvel
élan à l'organisation régionale, grâce non seulement à la
participation du Directeur général adjoint à la Culture
de l'UNESCO, mais aussi à la présence d'un représentant
de haut rang de l'ALECSO (Organisation arabe pour l'éducation,
la culture et la science). Les délégués présents à cette
rencontre ont proposé d'accorder la priorité aux activités
suivantes : création d'un site Web en vue de promouvoir
les musées arabes ; publication de la série " Cent objets
disparus " en trois langues (anglais, français et arabe)
; normalisation des inventaires pour les musées arabes ;
publication d'un annuaire des professionnels de musée arabes.
Elle
espère qu'un accord de partenariat entre l'ICOM et l'ALECSO
sera prochainement approuvé.
En
conclusion, elle souhaite évoquer l'actuelle situation d'urgence
impliquant des édifices culturels sur le territoire palestinien.
Elle se dit rassurée de voir que les édifices de ce type,
essentiellement des mosquées (par exemple, la basilique
de la Nativité à Bethléem), sont considérés comme des musées
à part entière. Elle évoque aussi les petits musées, dans
diverses régions, que les Palestiniens ont restaurés et
entretenus pour essayer de préserver leurs traditions et
pour leur rappeler leur identité. Ce patrimoine ne leur
appartient pas seulement ; il représente aussi un fragment
de la mémoire collective de l'humanité et fait partie du
patrimoine culturel mondial.
Commentaires
suscités par cette intervention
Itzhak
Brenner (Israël) souhaite faire une objection au dernier
commentaire de la déléguée d'ICOM-ARABE, le jugeant déplacé.
La Présidente prend note de cette remarque. .
Y.
Herreman (Vice-présidente), après avoir informé les personnes
présentes de sa récente mission à Damas (Syrie), souligne
le rôle important des musées et du tourisme dans la région
arabe.
11.b.
ICOM-ASPAC
A.
Galla, Président de l'ICOM-ASPAC, donne un aperçu des récentes
activités menées dans la région, précisant que plusieurs
partenariats ont été conclus lors de la Conférence générale
de 2001, le plus important étant formé avec le programme
ASEMUS (réseau de musées Asie-Europe) soutenu par la Fondation
Asie-Europe basée à Singapour. Par ailleurs, ICOM-ASPAC
lance son site Web à la fin du mois de juin 2002 et s'emploie
actuellement à établir un secrétariat régional pour améliorer
la gestion de ses activités.
Il
indique que le Code de déontologie et que les efforts
déployés par l'Organisation mondiale du tourisme pour promouvoir
le tourisme culturel sont bienvenus. Néanmoins, s'agissant
de la promotion de l'éco-tourisme, il encourage les membres
à tenir compte des préoccupations du groupe de travail sur
les populations autochtones du monde. Dans le contexte de
l'éco-tourisme, largement fondé sur la nature et utilisant
les populations autochtones et les groupes minoritaires,
ces derniers semblent avoir peu de contrôle sur l'infrastructure
et sur les ressources. L'ICOM doit veiller à ce que les
responsables des systèmes de connaissances autochtones aient
la possibilité de participer au tourisme culturel et à l'éco-tourisme.
M.
Galla souhaite obtenir l'agrément du Comité consultatif
pour faire revivre le groupe de travail sur les questions
interculturelles dont l'objectif est d'aider l'ICOM à élaborer
des déclarations de principe relatives aux questions de
diversité culturelle, ainsi que des réponses à la nouvelle
initiative de l'UNESCO sur l'Alliance mondiale pour la diversité
culturelle. Il propose que le groupe, dont les conclusions
ont été adoptées par le Conseil exécutif en 1997, soit rebaptisé
" Groupe de travail interculturel de l'ICOM " et que ses
principales propositions soient mises à jour et intégrées
au Plan d'action stratégique de l'ICOM. Cette proposition
est approuvée par le Comité consultatif.
11.c.
ICOM-EUROPE
J.
Breinegaard (Danemark), qui a servi de coordinateur pour
ICOM-EUROPE (avec un petit groupe de travail formé de représentants
de la Grèce, de la Roumanie et de la Hongrie), rend compte
des actions entreprises pour faire renaître l'Organisation
régionale. Il évoque la rédaction de ses règlements internes,
pour lesquels il demandera l'approbation du Conseil exécutif.
Il signale que des exemplaires du projet de règlements ont
été envoyés aux présidents de 49 Comités nationaux de la
région, précisant qu'à la réunion tenue la veille avec 23
participants, quelques amendements à ce document préliminaire
ont été soumis et approuvés. Il décrit les procédures que
le groupe entend appliquer pour s'aligner sur les Statuts.
Il
lance un appel à candidature pour renouveler le Bureau (7
membres), espérant qu'un Bureau élu sera réuni au printemps
2003 et qu'à cette occasion, un programme d'activités pourra
être mis en place.
12.
RÉUNIONS SÉPARÉES DES COMITÉS NATIONAUX/ORGANISATIONS RÉGIONALES
ET DES COMITÉS INTERNATIONAUX/ORGANISATIONS AFFILIÉES
12.a.
Comités nationaux et Organisations régionales
Rick
West (AAM/ICOM) et Hector Rivero Borrell (Mexique) sont
désignés respectivement Président et Rapporteur. L'ordre
du jour révisé pour la réunion est adopté.
Le
groupe approuve les nominations pour les comités suivants
:
- Comité
des candidatures : Ossama El Meguid (Égypte), Maria
Laura Tomea (Italie); Mohammed Saley Tim (Niger)
- Comité
permanent des Finances et des Ressources : Asghar
Fazel (Iran)
- Comité
permanent des Affaires juridiques : Rick West (AAM/ICOM)
et Lorenz Homberger (Suisse)
- Groupe
de travail ICOM'2004 : Michel van Praët (France)
E.
Zell, Responsable du service des membres, informe de la
récente révision des documents administratifs à la lumière
des décisions prisées par la Conférence générale l'année
précédente. Ces documents (Manuel sur les procédures
administratives, Pour plus d'informations, Politique d'adhésion,
Brochure de bienvenue) ont été transmis aux responsables
nouvellement élus, mais sont aussi à la disposition des
personnes présentes. La Responsable parle de l'étude réalisée
par le Secrétariat en vue de la constitution d'un annuaire
en ligne pour répertorier les membres, insistant sur les
conséquences qu'entraîne ce type de projet en termes de
légalité et de sécurité. Elle précise que ce projet d'annuaire
en ligne, qui fait partie du Plan d'action stratégique,
est au départ conçu comme avantage offert aux membres. Elle
informe les personnes présentes que les noms des présidents
et secrétaires des différents organes de l'ICOM (comités
nationaux et internationaux, organisations affiliées et
régionales) figurent à présent sur le site Web de l'ICOM
et sont régulièrement mis à jour.
Le
groupe examine le Plan d'action stratégique, la plupart
des membres notant qu'en général, la structure et les activités
présentent un réel intérêt pour leurs propres comités.
Y.
Herreman (vice-présidente), qui représente G. Edson, présente
un rapport du groupe de travail sur les Comités nationaux.
Regrettant les débuts tardifs du groupe de travail, elle
précise qu'il a eu cependant des sessions fructueuses durant
ce Comité consultatif, notamment en définissant ses objectifs
et un calendrier des activités. Elle ajoute qu'une enquête
sur les Comités nationaux sera la première activité du groupe
de travail.
M.
Byung-mo Kim (Corée, ICOM'2004) décrit le thème de la Conférence
générale de 2004 : " Musées et patrimoine immatériel ".
Les membres présents approuvent à l'unanimité le thème de
la conférence, déclarant qu'il devrait être aussi celui
de la Journée internationale des musées 2004.
S'agissant
des recommandations faites pour les futures réunions du
Comité consultatif, il est suggéré que soient traitées des
questions de fond plutôt que purement administratives. Il
est également recommandé que l'organisation des réunions
favorise les échanges d'idées parmi les membres (groupes
plus restreints, par exemple). Des thèmes sont suggérés
pour les futurs groupes de discussion : UNIDROIT, tourisme
et musées, rôle des musées face au problème mondial du Sida/HIV.
Par
ailleurs, il est suggéré que la diffusion des publications
de l'ICOM se fasse de manière plus systématique et formelle
afin que les bibliothèques et les centres de documentation
des Comités nationaux reçoivent des exemplaires.
|