INTRODUCTION
Jacques
Perot, Président de l'ICOM, ouvre la session et remercie
les membres du Conseil exécutif et les partenaires de
l'ICOM de leur présence.
0.
ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR
Le
projet d'ordre du jour de la 100e session est adopté avec
l'ajout d'un point sur la création d'un groupe de travail
sur l'utilisation des langues au sein de l'ICOM et, d'autre
part, sur les plages horaires à prévoir pour présenter
d'autres questions.
1.
ADOPTION DU COMPTE RENDU DES 98e ET 99e SESSIONS DU CONSEIL
EXÉCUTIF
Le
compte rendu de la 98e session est adopté avec les rectifications
suivantes :
Point 2.1. Orthographe de Phnom Penh
Point 12 § 1. Orthographe de Washington D.C., et de la
Déclaration du Forum de Vilnius
Le compte rendu de la 99e session de travail est adopté.
2.
ÉTUDE DES COMPTES RENDUS DE LA 61e ET 62e SESSION DU COMITÉ
CONSULTATIF
Les
comptes rendus des 61e et 62e sessions du Comité consultatif
sont proposés pour examen. S'agissant des commentaires
émis sur la présentation du budget et du rapport financier,
la Présidente du Comité consultatif demande qu'ils soient
pris en compte lors des réunions de juin.
3.
RAPPORT ORAL D'ACTIVITÉS DU SECRÉTARIAT ET MISE EN OEUVRE
DU PROGRAMME TRIENNAL
Manus
Brinkman présente le rapport des activités du Secrétariat.
Il remercie le personnel du Secrétariat pour le travail
réalisé pendant la difficile période où l'ICOM a dû abandonner
deux bureaux et réorganiser l'espace de travail restant.
Cette
période a donné lieu à l'élaboration et à l'envoi d'un
questionnaire d'évaluation de la Conférence générale de
Barcelone 2001, à la préparation de Séoul 2004, à la publication
du rapport triennal, ainsi qu'à la mise à jour et la réimpression
de la brochure de l'ICOM.
A noter également qu'un dossier a été constitué sur les
musées et sur la mondialisation, et qu'une nouvelle édition
du Code de déontologie et des Statuts est
en préparation.
En ce qui concerne le site Web de l'ICOM, le travail progresse
avec l'ajout de plusieurs éléments : listes répertoriant
les associations nationales de musées et les associations
professionnelles, Code de déontologie révisé et
formulaire d'adhésion pour les Organisations internationales.
Un
numéro spécial des Nouvelles de l'ICOM (n°3, 2001)
a été consacré aux résultats de la Conférence générale
et, concernant les Nouvelles de l'ICOM, une nouvelle mise
en page basée sur une présentation thématique est en préparation.
Enfin, la librairie Leicester University est un nouveau
distributeur des publications de l'ICOM.
En
ce qui concerne la lutte contre le trafic illicite, quatre
conférences de presse sur le thème Cent objets disparus.
Pillage en Europe ont eu lieu dans les pays participant
à la publication (Italie, Hongrie, République tchèque
et France).
Des préparatifs sont en cours pour l'Atelier sur le Trafic
illicite du patrimoine culturel en Amérique latine, qui
se déroulera à Bogota (Colombie) du 23 au 26 avril 2002.
Parmi les résultats de cet atelier, citons la publication
de la Liste rouge du patrimoine latino-américain en
danger et, face au succès remporté par la Liste
rouge des Objets archéologiques africains, un nouveau
tirage de cette publication à 1000 exemplaires a été entrepris.
Deux objets figurant dans le premier volume de Cent
objets disparus, consacré au site d'Angkor, seront
retournés au Cambodge.
L'ICOM participe actuellement au nouveau réseau de Leiden
pour la promotion de la Convention de 1970 de l'UNESCO
et d'UNIDROIT.
Dans
le contexte de l'accord-cadre conclu entre l'ICOM et l'UNESCO,
un atelier sur l'utilisation des technologies Internet
s'est déroulé à Curaçao (Antilles néerlandaises) en août
2001. Cet atelier, aussi pratique qu'utile, devrait se
compléter d'un débat sur place avec l'Association des
musées des Caraïbes. L'ICOM aimerait poursuivre cette
activité avec d'autres régions du monde, notamment les
îles du Pacifique et l'Asie.
Sous
contrat avec l'UNESCO, trois ateliers ont été organisés
au musée de la Nubie afin de compléter la formation du
personnel de direction et, en particulier, de l'aider
à jouer le rôle de " formateur local ". A ces ateliers,
centrés sur la formation des formateurs à la muséologie,
sur la gestion des musées et sur la gestion des collections,
ont également participé les directeurs d'autres musées
égyptiens. Par ailleurs, l'ICOM crée actuellement dans
ce musée un centre de documentation et fournit des services
de conseil pour l'achat d'équipements qui permettront
au musée de remplir sa fonction de centre de formation
régional.
En
ce qui concerne le Comité du Bouclier bleu, une relation
de travail s'est établie avec l'ICCROM. Christiane Logie
occupe maintenant la charge de Secrétaire de l'ICBS.
Pour
relancer l'Organisation régionale des États arabes, une
réunion a lieu avec leurs représentants le 1e février
2002.
A
la suite de l'Atelier sur la Protection du patrimoine
culturel en Asie du Sud-est, organisé à Hanoi en avril
2001, ont été produits un compte-rendu et une compilation
de la Législation sur la Protection du patrimoine culturel
dans les pays d'Asie du Sud-est.
La
phase II du Projet d'Éducation par le musée en Afrique
(MEPOA) s'est déroulée sous les auspices d'AFRICOM.
Elle a consisté à mettre en œuvre un projet pilote visant
à rapprocher communautés et musées, ainsi qu'à sensibiliser
la communauté à l'importance de son patrimoine. L'activité,
réalisée au Burkina Faso, s'est concrétisée par une exposition
itinérante de poterie et par la production d'un kit sur
le montage d'une exposition.
En
étroite coopération avec l'ICOM-CC, le Secrétariat prépare
aussi actuellement le " Forum des musées : participation
de la communauté à la conservation ", rencontre qui s'inscrira
au sein de la 13e réunion triennale d'ICOM-CC, prévue
à Rio de Janeiro en septembre 2002.
D'autres
projets ont été préparés et présentés aux organismes de
financement. Parmi ces projets, citons un Programme
pour la prévention et la réaction dans les situations
d'urgence, programme à long terme auquel participeront
le Getty Conservation Institute et l'ICCROM en
tant que partenaires.
Le
Président de l'ICOM remercie Manus Brinkman pour son rapport
détaillé et félicite les membres du Secrétariat pour leur
travail.
4.
RAPPORT DU TRÉSORIER
4.1.
Situation financière au 30 septembre 2001
La
Trésorière tient à souligner que le présent rapport financier
n'est pas encore finalisé car les chiffres relatifs aux
projets de programme sont encore en attente. Or, ils peuvent
changer considérablement.
En
présentant le bilan, Camila González Gou, Trésorière de
l'ICOM, annonce que la situation financière au 30.09.2001
avec estimation au 31.12.2001 fait apparaître une différence
de moins 555 338 FF pour les dépenses générales et les
dépenses liées aux activités de programme, et un autre
écart de moins 154 133 FF pour les dépenses budgétaires
supplémentaires liées au contrat CDD pour le Centre de
documentation et le projet MuseDoma. Par conséquent, la
perte s'élève à un total de moins 709 471 FF.
En
réalité, ce montant est inférieur car il intègre un surplus
de 281 767 FF provenant du bilan 2000 et reporté sur le
budget 2001. Pour que cette somme se retrouve dans le
budget 2001, elle était comptabilisée en tant que dépenses
excédentaires. Quant aux dépenses budgétaires supplémentaires
chiffrées à 154 133 FF, prévues et acceptées par le Conseil
exécutif, le fonds de réserve devrait suffire à les couvrir.
A cette période de l'année -- fin du mois de novembre
2001 --, il semble y avoir un déficit de 273 571 FF. Comme
il est dit plus haut, ce résultat peut fort bien changer,
les chiffres relatifs aux projets de programme n'étant
pas encore finalisés.
Les
bénéfices cumulés sur les titres de placement et autres
sources ne sont pas inclus dans le bilan par mesure de
prudence.
Au vu des résultats du présent rapport, le paiement des
arriérés de cotisations serait une opération fort utile
car elle permettrait d'apporter un supplément de ressources.
Cette recette, quoique limitée, suffirait à couvrir les
menues dépenses imprévues.
Les
projets sont pratiquement autofinancés ; l'écart entre
le budget proposé et le rapport final tient à la façon
d'employer cet argent pour ce type de travail. S'il coûte
moins cher que prévu dans le budget, la différence doit
être restituée. La difficulté posée par les projets est
qu'ils ne couvrent pas toutes les charges salariales.
La Trésorière insiste sur le fait qu'un surcroît d'efforts
serait nécessaire pour arriver à persuader les partenaires
des projets de régler toutes les dépenses liées aux salaires.
L'ICOM devrait, bien entendu, offrir une contrepartie
ou, tout au moins, convaincre ses partenaires que ce qu'il
leur est offert présente un réel intérêt.
Le
second point soulevé par Camila González Gou concerne
les publications. Elles rapportent relativement peu du
fait de la législation française relative aux associations.
Toutefois, il faut en tenir compte car elles constituent
un bon outil marketing, elles reflètent l'image de l'ICOM
en tant qu'organisation professionnelle et elles fournissent
l'un des meilleurs services que l'ICOM offre à ses membres.
Le Centre d'information représente également un outil
fort utile, aussi important que les publications pour
des raisons identiques.
Dans
le même esprit, il faudrait inciter les organisations
et les institutions à apporter une aide financière, sur
le modèle de la Réunion des Musées Nationaux, de la Direction
des Musées de France ou du Comité national AAM/ICOM (États-Unis).
Mais dans ce cas, là aussi l'ICOM doit faire preuve d'imagination
pour trouver quoi offrir en retour.
4.2.
Projet de budget pour 2002
Selon
Camila González Gou, ce budget, le premier à être établi
en Euros, tournera probablement à l'avantage des Comités
nationaux utilisant cette devise. Il permettra de réaliser
des économies puisque qu'il n'y aura pas de frais bancaires
pour conversion des devises.
Elle souligne que les recettes sont en hausse grâce aux
cotisations d'adhésion et aux projets. Les membres sont
certainement conscients du fait que tous les chiffres,
en particulier pour les projets, sont provisoires, même
s'ils sont basés sur l'expérience passée, puisque la plupart
des contrats ne sont pas encore reçus à la fin de l'année
2001.
Comme
à l'habitude, les salaires et les prestations feront l'objet
d'une hausse cette année ; il se pourrait même qu'ils
dépassent le budget actuel.
On
constate un léger écart (15 957 Euros) entre les recettes
et les dépenses. Il serait préférable qu'une telle différence
n'apparaisse pas en fin d'exercice financier.
Dernier
point très important : l'emplacement du siège de l'ICOM.
Dans les budgets figure toujours une somme d'argent sous
cette rubrique, bien qu'elle ne corresponde pas à la réalité.
Il serait néanmoins souhaitable d'examiner s'il est judicieux
de déplacer l'ICOM vers un autre lieu ou, peut-être, certains
de ses services (celui des activités de programme, par
exemple) et, le cas échéant, d'étudier les possibilités
de déménagement (lieu) et combien coûterait cette opération.
Elle précise que Manus Brinkman a déjà étudié cette possibilité.
5.
INTERVENTIONS DES REPRÉSENTANTS DES ORGANISATIONS PARTENAIRES
DE l'ICOM
5.1.
Rapport de l'UNESCO
Lyndel
Prott exprime sa satisfaction de pouvoir assister à la
100e session du Conseil exécutif de l'ICOM. Elle présente
les regrets de Mounir Bouchenaki, directeur adjoint de
la Culture, retenu par d'autres obligations, et déclare
qu'en qualité de responsable de la Division du patrimoine
culturel de l'UNESCO, elle accorde un grand poids à la
coopération de l'UNESCO avec les organisations culturelles
non gouvernementales. Elle souligne l'importance de cette
collaboration qui, précise-t-elle, pourrait bien prendre
de nouvelles formes en raison de la procédure de réforme
aujourd'hui en cours à l'UNESCO. En effet, les priorités
de l'UNESCO clairement marquées pour les deux années à
venir sont : les instruments normatifs, la protection
du patrimoine culturel intangible et la promotion de la
diversité culturelle et du pluralisme.
Au
fil des années, poursuit-elle, l'UNESCO a fort apprécié
les mesures fermes prises par l'ICOM et l'ICOMOS, avec
INTERPOL, pour lutter contre le trafic illicite. Elle
mentionne également la création d'un fonds visant à faciliter
le retour des biens culturels dans les États qui reculent
devant le coût d'une telle opération.
Le
travail à long terme accompli durant dix ans pour mieux
faire connaître la Convention de 1970 de l'UNESCO (Mesures
à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation
et le transfert de propriété illicites des biens culturels)
a porté ses fruits. Le Royaume-Uni a annoncé une ratification
imminente, la Belgique a entamé le processus de ratification
et, en Suisse, le processus législatif est bien engagé.
A l'heure actuelle, quatorze autres États reconsidèrent
la ratification ou œuvrent en ce sens. Quant à la Convention
de 1995 d'Unidroit sur les biens culturels volés ou illicitement
exportés, elle aussi fait peu à peu un nombre croissant
d'adhérents. On compte aujourd'hui 13 États parties, d'autres
ayant signé mais pas encore ratifié ou se préparant à
la ratification ou à l'adhésion.
L'UNESCO
poursuit également ses efforts pour familiariser les États
avec les importantes clauses du Second Protocole à la
Convention de La Haye. Cependant, bien que 167 États adhèrent
à la Convention du patrimoine mondial, seuls 101 États
ont signé la Convention de La Haye, instrument clé pour
la conservation du patrimoine. L'UNESCO compte sur le
soutien de l'ICOM, par le biais de ses comités nationaux,
pour encourager davantage d'États à participer à ces instruments.
La
Convention de 2001 sur la Protection du patrimoine
culturel subaquatique vient d'être adoptée par la
Conférence générale de l'UNESCO. Appliquant aux sites
subaquatiques les règles strictes élaborées pour les sites
archéologiques terrestres, cette convention entraîne une
autre conséquence très importante : la création de " musées
sur site " qui apportent des avantages culturels, économiques
et sociaux aux populations locales.
S'agissant
du patrimoine intangible, les efforts s'orienteront selon
deux axes : l'un visant à assurer la reconnaissance et
la protection du patrimoine intangible par des mesures
telles que le Programme Trésors humains vivants
(biens culturels vivants) et la Proclamation de Chefs-d'œuvre
du patrimoine intangible ; l'autre visant à garantir
des normes juridiques internationales pour sa protection.
Pour mener à bien ce travail, l'UNESCO souhaiterait bénéficier
de la contribution des ONG professionnelles.
L'adoption
de la Déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité
culturelle représente une étape cruciale pour l'avenir.
Lyndel
Prott se réjouit de l'adoption par l'ICANN (The Internet
Corporation for Assigned Names and Numbers) du nom de
domaine " .museum ", la considérant d'un réel intérêt.
Elle ajoute qu'en l'espèce, le secteur de la Culture de
l'UNESCO est prêt à travailler avec l'ICOM.
En ce qui concerne la publication Museum International,
le contrat passé avec l'éditeur Blackwell est reconduit.
Elle paraîtra en anglais et en français, sous un nouveau
format et selon un nouveau concept, et tout sera fait
pour maintenir les versions arabe et espagnole.
S'agissant
de l'Afghanistan, les difficultés impliquées par la production
d'un numéro de Cent objets disparus consacré à la situation
dans le pays ont été examinées, et Lyndel Prott déclare
que l'ICOM doit être l'organisation à détenir les informations
et les inventaires fournis par les institutions.
Après
avoir remercié Lyndel Prott, Jacques Perot souligne la
convergence de vues et la constante collaboration qui
unit l'ICOM et l'UNESCO.
5.2.
Rapport de l'ICCROM
Nicholas
Stanley-Price, directeur de l'ICCROM, confirme l'intention
de renforcer les relations entre l'ICCROM et l'ICOM. Il
se félicite de la présence de Manus Brinkman à la dernière
Assemblée générale de l'ICCROM, où ses 100 États membres
ont approuvé le programme 2002-2003. Il indique les orientations
stratégiques à long terme de l'ICCROM :
-
intégrer le patrimoine culturel mobilier et immobilier,
en étroite coopération avec l'ICOM ;
-
exercer une conservation préventive ;
-
assurer la sauvegarde des archives ;
-
aider les communautés en matière de conservation par
l'intervention de scientifiques, de chercheurs et de
conservateurs, afin de promouvoir une langue commune
et la mise en commun des idées ;
-
assurer la préparation aux catastrophes et aux risques
- en étroite collaboration avec le Centre du patrimoine
mondial de l'UNESCO, notamment par la publication de
directives ;
-
promouvoir les groupes de défense et la diversité culturelle.
L'ICCROM
bénéficiera d'un statut consultatif auprès du Bouclier
bleu, participera aux réunions et jouera un rôle plus
actif.
En ce qui concerne l'Afghanistan, l'ICCROM est tout à
fait disposé à contribuer, aux côtés de l'ICOM et de l'UNESCO,
au renforcement des instruments normatifs.
En matière de formation, Nicholas Stanley Price annonce
l'intention de l'ICCROM de coopérer plus étroitement,
à l'avenir, avec le Comité international de l'ICOM pour
la formation.
En
remerciant le directeur de l'ICCROM, Jacques Perot donne
son assurance que l'ICOM et l'ICCROM continueront de collaborer
en étroit partenariat.
5.3.
Rapport de l'ICOMOS
Gaia
Jungeblodt, représentante de l'ICOMOS et s'exprimant au
nom de Michael Petzet, Président de cette organisation,
met en avant trois secteurs de coopération avec l'ICOM,
le plus fort étant le Comité international du Bouclier
bleu (ICBS). Elle déclare que les activités et les ateliers
organisés sous les auspices de l'ICBS ont joué un rôle
crucial dans la création des Comités nationaux du Bouclier
bleu.
Elle
présente le rapport Heritage@Risk (Patrimoine en
péril) de l'ICOMOS, publié pour la première fois en 2000.
L'objectif est d'identifier le patrimoine (lieux, monuments
et sites) en danger, d'exposer des études de cas et tendances
types et de mettre en commun les suggestions en vue d'apporter
des solutions aux menaces individuelles ou globales qui
pèsent sur notre patrimoine culturel. Elle invite chacun
à consulter les rapports des pays et les études de cas
présentés sur le site Internet de l'ICOMOS. Ce premier
rapport mondial Heritage@Risk de l'ICOMOS complète
les autres initiatives nationales et internationales visant
à protéger le patrimoine (lieux, monuments et sites) culturel.
Sont également proposés des liens vers d'autres programmes
ou sites Web.
L'ICOMOS
organisera sa 13e Assemblée générale et Symposium scientifique
à Victoria Falls, au Zimbabwe, du 14 au 18 octobre 2002,
autour du thème " La mémoire des lieux : préserver le
sens et les valeurs intangibles des monuments et des sites
".
Parmi
les autres activités, citons :
- une
base de données bibliographique qui sera disponible
sur Internet à la fin de l'année ;
-
un audit des Comités nationaux, en accord avec les critères
établis pour les Comités nationaux de l'ICOMOS ;
-
l'introduction d'une adhésion pour étudiants ;
-
la production d'une déclaration d'engagement déontologique
;
-
la réactivation de la Journée internationale des monuments
et des sites, le 18 avril - qui existait depuis 1982,
mais n'était plus célébrée en Europe en raison des Journées
du patrimoine européen.
Après
avoir remercié Gaia Jungeblodt, Jacques Perot affirme
la volonté de l'ICOM de participer à la prochaine publication
du rapport Heritage@Risk.
Yani Herreman précise que l'ICOM coopère aussi avec l'ICOMOS
pour préparer la Charte universelle du tourisme culturel.
Pascal Makambila encourage une plus grande collaboration
entre les Comités nationaux de l'ICOMOS et ceux de l'ICOM.
5.4.
Rapport de la FMAM
Annick
Bourlet, représentante de la Fédération mondiale des Amis
de musées (FMAM), remercie Jacques Perot d'avoir invité
la FMAM à présenter ses activités devant cette 100e session
du Conseil exécutif de l'ICOM. Elle déclare que cette
année a été exceptionnelle pour son organisation car,
pour la première fois, la Fédération a pu participer à
la Conférence générale de l'ICOM. La Table ronde que la
FMAM y avait organisée a remporté un vif succès, puisqu'elle
a été l'occasion de débattre de préoccupations communes
telles que le Code de déontologie, les possibilités de
levée de fonds et la participation de la société à la
gestion des musées. Des réunions régionales de la FMAM
ont eu lieu en Asie, en Europe et en Amérique du Nord
et du Sud.
Le
site Web de la FMAM (www.museumsfriends.org),
à présent opérationnel, ne va pas seulement améliorer
la communication au sein de l'organisation, mais aussi
promouvoir sa mission auprès de tous.
Carol
Serventy, vice-présidente pour la région Asie-Pacifique,
a rédigé un guide sur la manière de démarrer un groupe
d'amis des musées (" How to Start a Friends Group "),
tandis que les Comités spéciaux ont continué de travailler
sur des sujets tels que le Code de déontologie, son amélioration
et sa promotion, ainsi que le développement de l'organisation.
Annick
Bourlet invite chacun à participer au 11e Congrès mondial
de la FMAM, qui se tiendra du 7 au 11 octobre 2002, à
Buenos Aires, sur le thème " Pourquoi des amis des musées
? " Le congrès s'articulera autour de trois grands points
:
-
le rôle social des Amis en tant qu'organisations non
gouvernementales capables d'assumer des positions indépendantes
et non partisanes, mais aussi d'être une cellule de
réflexion (" think tank ") dotée de conscience ;
-
les Amis en tant que lien musées-publics et en tant
que source d'éducation-apprentissage.
-
les Amis dans le contexte des musées en tant que facteurs
de changement.
Enfin,
en référence aux événements du 11 septembre qui ont ébranlé
le monde, Annick Bourlet déclare que notre rôle est de
promouvoir l'esprit de compréhension et de tolérance comme
notre meilleure défense, de réduire le fossé d'incompréhension
qui sépare les différentes cultures et de promouvoir une
conscience humanitaire collective.
Après
avoir remercié Annick Bourlet de ce message, Jacques Perot
exprime le vœu de l'ICOM de poursuivre et de renforcer
sa coopération avec la FMAM.
Martin Schaerer souligne que la Journée internationale
des musées 2003, puisqu'elle sera consacrée au thème
" Les musées et leurs amis ", serait une excellente occasion
de renforcer la coopération avec la FMAM.
5.5.
Fondation de l'ICOM
Le
Président de l'ICOM lit le rapport de Mme Christine Boël,
Présidente de la Fondation, qui n'a pu assister à la réunion.
Le rapport récapitule les contributions financières de
la Fondation pour l'année, à savoir : 41 060 francs français
versés directement au siège de l'ICOM par les membres
donateurs, 13 511,87 francs représentant les droits issus
de son projet sur les bijoux mené en partenariat avec
la Réunion des Musées nationaux (France), 9 000 dollars
consacrés à l'ICOM 2001 (Barcelone) pour des bourses d'étude
et, enfin, 3 335,17 dollars accordés au ministère cambodgien
de la Culture et des beaux-arts au bénéfice du musée de
Phnom Penh.
En
outre, le rapport donne un bref historique de la croissance
des adhésions et des ventes résultant du projet sur les
bijoux durant ces trois dernières années (1998-2000).
La Présidente de la Fondation commente également le développement
de sa co-entreprise avec la société anglaise Museums and
Galleries Marketing Ltd., l'objectif étant de produire
des cadeaux représentant des objets de musée, qui seront
vendus au bénéfice de l'ICOM et des musées participants.
Le
Président de l'ICOM remercie les amis de la Fondation
pour leur aide financière. Il rappelle aussi l'idée de
coopération étroite entre le Bureau de la Fondation et
le Comité permanent des finances et des ressources de
l'ICOM lorsque ce dernier sera mis en place.
6.
RAPPORT SUR LA MISE EN ŒUVRE DU NOUVEAU NOM DE DOMAINE
" .MUSEUM "
Cary
Karp informe les membres du Conseil exécutif de la signature
du contrat avec l'ICANN. Selon l'ICANN, le nom de domaine
".museum" traduit bien la possibilité de créer un secteur
culturel. Avec ce nom, l'ICOM innove dans le domaine culturel
sur Internet.
Cary
Karp déclare que, l'ICOM devant clairement manifester
son intérêt sur ce processus, deux points importants sont
à examiner par le Conseil exécutif :
1) le recrutement d'un " registrar " : MuseDoma doit recruter
un " registrar " au plus tard dans 4 mois.
2) une question délicate telle que la définition d'un
musée : particulièrement en ce qui concerne les musées
virtuels.
Selon Manus Brinkman, MuseDoma doit d'abord privilégier
l'inscription des musées et s'occuper des inscriptions
individuelles plus tard. Jacques Perot approuve ce point.
Isabelle
Vinson, de l'UNESCO, souligne l'importance de cette initiative
pour le secteur culturel, d'autant que cette expérience
pourrait contribuer à définir des politiques culturelles.
Cary
Karp précise, par ailleurs, que l'ICOM sera enregistré
comme secretariat.icom.museum ; les comités nationaux
comme nationalcommittee.icom.museum etc.
Jacques
Perot remercie Cary Karp pour son rapport et pour le travail
qu'il a accompli avec MuseDoma.
7.
MISE EN ŒUVRE DU PLAN D'ACTION 2001-2007
7.1.
Groupe de travail sur les Comités nationaux et sur les
Organisations régionales
Gary
Edson et Yani Herreman soumettent une liste de 15 noms.
Deux noms (Hadwig Kraeutler et Aidan Walsh), mal orthographiés,
doivent être modifiés. Le Secrétariat de l'ICOM ayant
été informé du décès du Dr. Hironao Sakamoto (Japon),
en août 2001, son nom a été enlevé de la liste (voir l'annexe
2). La liste finale ne comporte donc plus
que 14 noms.
Giovanni
Pinna présente une requête concernant les critères de
sélection de ces noms. Gary Edson explique que le Comité
consultatif a proposé une liste de noms. Gary Edson et
Yani Herreman ont veillé à ce que la liste reflète la
représentativité des régions et des sexes. Yani Herreman
intervient pour affirmer que la plupart des personnes
inscrites sur la liste ont prouvé et prouvent encore leur
engagement à l'égard de l'ICOM.
7.2.
Groupe de travail sur les Comités internationaux et sur
les Organisations affiliées
Martin
Schaerer indique que Claudia Balk, du SIBMAS, remplace
Andreas Dreyer (voir la liste à l'annexe
2). Il informe le Conseil exécutif qu'un
rapport sera présenté en juin 2002.
Les
mandats et les listes de membres des groupes de travail
sur les Comités internationaux et nationaux sont disponibles
sur le site Web de l'ICOM.
Elisabet
Olofsson s'interroge sur la fréquence des rapports émanant
de ces groupes.
Selon Jacques Perot, la présentation des rapports intermédiaires,
en juin, semble être une bonne proposition pour le calendrier.
Martin Schaerer ajoute que les débats entre les membres
seront publiés sur le forum ICOM-L, pour information du
Conseil exécutif.
Giovanni Pinna, inquiet à ce sujet, souhaite être informé
de ces débats.
7.3.
Comité des candidatures
Jacques
Perot explique que le nom et la fonction de ce comité
a suscité des craintes et des interrogations. Ce comité
a été souhaité par le groupe de réforme et sa création,
à titre expérimental, décidée à Barcelone en 2001. Ce
comité constitue une expérience. Il aura pour rôle d'informer
la communauté des membres pour susciter le maximum de
candidatures qui répondent au "gouvernement" de l'ICOM.
Son rôle est incitatif, informatif au sens large. Le Conseil
exécutif continuera de se consulter pour la constitution
de ce comité.
Giovanni
Pinna souhaite que le mandat de ce comité soit défini
pour éviter la création d'"oligarchies" au sein de l'ICOM.
Jacques
Perot répond à Giovanni Pinna qu'un document définissant
le mandat sera distribué aux membres du Conseil exécutif
et qu'il pourra être approuvé dans un bref délai.
Alissandra
Cummins intervient pour dire que le Comité consultatif
doit chercher des candidats et doit donc faire un appel
à candidatures avant le mois de juin 2002.
Martin
Schaerer souligne qu'il faut penser aussi aux fonctions
et pas seulement aux individus. Il faut définir les mandats
et les critères nécessaires pour pouvoir soumettre une
candidature.
7.3.
Comité pour les finances et les ressources et Comité pour
les affaires juridiques
Bernice
Murphy explique que ces deux comités sont de nouveaux
instruments pour l'ICOM. Ils fonctionneront parallèlement
au Comité pour la déontologie. En effet, les finances
de l'ICOM sont devenues au long des années plus complexes.
De nouvelles sources de financement changent le visage
de l'ICOM. Certains comités internationaux obtiennent
des financements importants de sources diverses. Il existe
beaucoup de ressources financières, des opérations de
partenariat qui n'apparaissent pas actuellement dans les
rapports financiers. On peut penser qu'à l'avenir le rôle
de la Fondation de l'ICOM va évoluer. C'est pourquoi la
création d'un Comité des finances et des ressources est
nécessaire. Ce comité pourrait examiner la santé financière
de l'ICOM, les moyens d'augmenter les ressources de l'organisation
et indiquer les directions à prendre dans le futur.
Un Comité pour les affaires juridiques examinerait quant
à lui les problèmes juridiques qui se posent aujourd'hui
aux musées, par exemple les problèmes concernant le copyright.
Un membre du Conseil exécutif devrait faire partie de
ce comité.
Ces
deux comités constitueront des instruments pour le Conseil
exécutif, mais également pour toute la profession. Bernice
Murphy pense qu'il ne sera pas difficile de trouver des
avocats désireux de participer au travail de l'ICOM. Ces
comités apporteront beaucoup de valeur, d'aide et de conseils
à l'ICOM.
Giovanni
Pinna intervient pour dire qu'à son avis le comité juridique
devrait être un comité permanent. Il note également que
dans ce domaine il n'est pas facile de trouver des personnes
qui accepteront de travailler gratuitement. Ne doit-on
pas envisager plutôt l'embauche d'un consultants quand
cela sera nécessaire ?
Pour
Jacques Perot, des membres de l'ICOM doivent s'impliquer
dans ces comités. Ces comités ne comprendraient pas uniquement
des experts juridiques ou financiers.
Gary
Edson note qu'il existe des experts juridiques travaillant
dans le domaine des musées et avec les professionnels
de musée.
Pour
Pascal Makambila, le comité pour les affaires juridiques
devra comprendre des juristes et des professionnels de
musée.
Bernice
Murphy précise que cette proposition a pour but de servir
les intérêts de la communauté muséale et qu'elle a pour
point d'ancrage le monde des musées.
Jacques
Perot précise qu'une " expertise " adéquate est nécessaire
à la constitution d'un tel comité. Le Conseil a déjà reçu
des propositions de noms pour le Comité pour les finances
et les ressources, mais pas encore pour le Comité pour
les affaires juridiques.
Bernice
Murphy propose que ce comité soit composé de 9 ou 10 membres.
Jacques Perot suggère un groupe restreint. Gary Edson
suggère que l'on suive le modèle du Comité pour la déontologie.
En
conclusion, Jacques Perot suggère que soit adopté le principe
de la création de ces deux comités et que le Conseil exécutif
charge Bernice Murphy de la rédaction de documents qui
définissent la mission de ces deux comités, que ces documents
circulent parmi les membres et qu'ensuite le Conseil exécutif
prenne une décision.
8.
SUIVI DU COMITE INTERNATIONAL DU BOUCLIER BLEU
Manus
Brinkman rend compte des divers développements du Comité
international du Bouclier bleu.
Ben
Koevets informe le Conseil exécutif de la création du
Comité néerlandais du Bouclier bleu et indique qu'un site
Web a été tout récemment créé dont l'adresse URL est la
suivante : http://www.blueshield.nl.
Une réunion sera organisée en mars 2002 avec la collaboration
de l'Instituut Collectie Nederland (ICN).
Lyndel
Prott et Jan Hladík de l'UNESCO présentent l'état actuel
de la ratification du Deuxième protocole de la Convention
de La Haye (1954). Neuf pays ont ratifié le Deuxième protocole.
Il faut 20 pays. L'UNESCO espère atteindre ce chiffre
en 2003, s'il n'est pas atteint en 2002. Le secrétariat
de l'UNESCO souhaite faciliter la mise en œuvre de la
Convention de 1954 et de son Second protocole. L'UNESCO
a réalisé plusieurs études qui peuvent servir de directives
et aider ainsi les pays à procéder à cette mise en œuvre.
9.
CONFÉRENCE GÉNÉRALE
9.1.
ICOM 2004
Le
groupe de travail sur cette Conférence générale se composera
comme suit : le Président de l'ICOM et le Président du
Comité consultatif (ex officio), le Trésorier de l'ICOM
et deux représentants à sélectionner par le Comité consultatif.
Mme Elisabet Olofsson représentera le Conseil.
10.
COMITÉS NATIONAUX ET INTERNATIONAUX
Eloisa
Zell, responsable du Service des membres, présente son
rapport :
10.1.
Comités nationaux
A
Malte a été créé un Comité national composé de 8 membres
individuels actifs. Le Conseil a approuvé sa mise en place
à condition qu'il remplisse toutes les conditions statutaires.
Le
Conseil est informé que le Comité national du Kirghizstan
a fait l'objet d'une réorganisation et, à cette occasion,
un nouveau groupe de responsables a été élu. Le comité
a dûment réglé ses cotisations annuelles d'adhésion pour
2001-2.
Le
Conseil est informé que les comités suivants n'ont toujours
pas réglé leurs cotisations pour 2001 : Burundi, République
centrafricaine, Haïti, Mauritanie, Monaco, Togo et Ukraine.
En la matière et à l'exception de Monaco et de l'Ukraine,
ces comités bénéficient d'aides financières. Le Conseil
autorise le Secrétariat à écrire aux membres de chaque
comité pour les informer de cette situation et les enjoindre
à la régulariser. Le Conseil demande à ce qu'ils soient
également informés de la possibilité d'obtenir une aide
financière auprès du Fonds de l'ICOM.
10.1.1.
Subventions des membres
Le
Conseil est informé que le Vietnam ne fait pas partie
de la liste des pays " subventionnés " par l'ICOM, la
Banque mondiale n'ayant pas fourni les données nécessaires
sur les revenus par habitant. Néanmoins, le Vietnam est
classé par la Banque mondiale parmi les pays à faible
revenu (avec le Cambodge, la Chine, le Laos, la Mongolie
et l'Union de Myanama, tous figurant sur la liste des
pays bénéficiant de subventions d'adhésion).
Le
Conseil approuve l'inclusion du Vietnam sur la liste des
pays pouvant bénéficier de subventions d'adhésion.
10.1.2.
Fonds ICOM
Au
19 juillet 2001, le Fonds ICOM disposait d'un montant
de 22 379,33 francs français. De plus, le Conseil est
informé que le Bureau (nouvellement élu) du Comité national
français a alloué une somme annuelle de 3 000 francs français
(450 euros) au Fonds. Dès que le Secrétariat recevra cette
contribution, le Fonds s'élèvera à 25 379,93 francs français.
Le Conseil approuve les demandes d'aide suivantes adressées
au Fonds :
- 1565
francs pour les cotisations annuelles 2001 de cinq membres
individuels de Bosnie-Herzégovine ;
-
755 francs (135 dollars) pour les cotisations annuelles
2002 de cinq membres individuels du Vietnam.
10.1.3.
Subventions spéciales
Le
Conseil accepte les requêtes présentées par deux Comités
nationaux pour obtenir des subventions spéciales pour
l'adhésion 2002 : le Botswana et la République fédérale
de Yougoslavie. Grâce à cette subvention, les membres
individuels de ces comités auront à acquitter 23 euros
ou 27 dollars pour 2002 (soit moins de la moitié des cotisations
annuelles fixées pour les membres individuels actifs).
Le Conseil note que le Comité yougoslave bénéficie de
cette subvention depuis l'année 2000 et, donc, qu'il ne
faudrait pas que cette mesure soit considérée comme automatique.
Le Conseil encourage les Comités nationaux en difficulté
à faire appel à d'autres ressources que l'ICOM pour les
aider à régler leurs cotisations annuelles.
10.1.4.
Statistiques des membres
La
responsable du Service des membres informe le Conseil
sur les statistiques d'adhésion par région qui seront
publiées dans le n°1/2002 des Nouvelles de l'ICOM.
Les membres du Conseil font part de leur inquiétude face
à la baisse des adhésions en Asie, en Amérique latine
et en Amérique du Nord (particulièrement aux États-Unis).
M.
Gary Edson fait observer que la baisse des adhésions américaines
peut être imputée au système de renouvellement mensuel
utilisé par le Comité américain depuis trois ans ; les
chiffres annuels pourraient bien être " trompeurs ". Il
regrette que cette conséquence n'ait pas été envisagée
lorsque le système a été officiellement proposé par l'AAM/ICOM
et approuvé par le Conseil en 1998. Selon lui, une meilleure
représentation et visibilité de l'ICOM au niveau national
peuvent contribuer à multiplier les adhésions.
M.
Pascal Makambila félicite le Comité national suisse pour
l'aide financière apportée au Comité national malien.
Celle-ci a permis de régler les cotisations annuelles
des membres maliens depuis 1996.
Il
serait souhaitable que ce type de collaboration et d'aide
entre les autres Comités nationaux fasse des émules et,
qu'à cet égard, le groupe de travail proposé pour les
Comités nationaux puisse explorer les dispositifs et solutions
possibles.
10.2.
Comités internationaux
10.2.1
Subventions ordinaires
Le
Conseil approuve le document EZ/CF/01/32 qui répertorie
les subventions ordinaires que recevra chaque comité en
2002. Chacun percevra 42 francs (6,40 euros) par membre
votant actif (au 27 novembre 2001).
Le Conseil fait observer qu'à l'avenir, le Groupe de travail
sur les Comités internationaux devra examiner et vérifier
le financement de leurs activités et que, d'autre part,
il conviendra peut-être de privilégier des projets pluridisciplinaires
spécifiques.
10.2.2.
Comité international proposé pour les musées de ville
Le
Conseil prend note de la lettre adressée par le Comité
national russe quant au " contenu " du comité proposé.
Il prend en considération son calendrier de réunions -
à partir de mai 2002, à Moscou (où sera formulée sa stratégie
de travail), puis à Budapest (2002) et à New York (2003)
-, qui conduira jusqu'à sa participation à la Conférence
générale de 2004, où sa mise en place officielle est envisagée.
10.2.3.
Procédures des nouveaux comités
Le
Conseil examine les procédures suivies pour approuver
ou désapprouver les nouveaux Comités internationaux, ainsi
que la possibilité de " geler " la soumission des requêtes
qui lui sont adressées. Il est proposé que le Groupe de
travail sur les Comités internationaux et les Organisations
affiliées (ICTF) étudie l'instrument de processus et d'examen,
et que des critères pertinents soient établis en créant
de nouveaux organes spécialisés. Une période d'observation
et d'évaluation de trois ans est suggérée. Aucune proposition
de nouveau Comité international ne doit être soumise au
Comité consultatif jusqu'à exécution et approbation des
travaux du Groupe de travail. En outre, l'ICTF devra examiner
la philosophie et les procédures suivies dans l'établissement
et l'approbation des Comités internationaux. Le Conseil
décide d'appliquer un moratoire aux décisions concernant
la création de Comités internationaux, moratoire qui restera
en vigueur jusqu'au 3 octobre 2004.
11.
QUESTIONS DIVERSES
11.1.
Publications en ligne
Mlle
Valérie Jullien, responsable de la communication/publications
et M. Edson évoquent ensemble la proposition de création
d'un site de publications en ligne qui servira de tribune
aux membres de l'ICOM. Les articles (à examiner par un
comité) peuvent être consultés en ligne par les membres
de l'ICOM. Ce " forum " recevra bientôt un nom officiel,
qui sera décidé par le Comité de réexamen (composé de
M. Edson, M. Pinna et Mme Herreman).
11.2.
Groupe de travail sur l'utilisation des langues
Le
document préparé par M. Pinna et M. Makambila sur les
langues officielles et de travail de l'ICOM est présenté.
Le Conseil a mis en place un groupe de travail chargé
d'examiner l'utilisation des langues dans les activités
de l'Organisation. M. Pinna et M. Makambila ont sélectionné
une liste finale de 9 noms pour composer ce groupe de
travail (voir l'annexe
2).
Prof.
Gurgen Grigorian, Président du Comité national russe demande
à ce que la langue russe compte au nombre des langues
de travail utilisées durant la Conférence générale, et
ce, dans l'intérêt des délégués qui parlent cette langue.
Cette requête sera transmise au groupe de travail.
11.3.
Rapport sur le tourisme culturel
Mme
Herreman présente le rapport sur le tourisme culturel,
soulignant que la prochaine étape importante consiste
à soumettre ce thème à discussion sur le forum ICOM-L.
L'idée suggérée étant de créer un groupe de travail pluridisciplinaire
sur le tourisme culturel et publier les résultats de ses
travaux.
11.4.
AFRICOM
Mme
Olofsson rend compte des travaux concernant AFRICOM, officiellement
inscrit au nombre des ONGs en 2000 (siège à Nairobi, au
Kenya). Les archives concernant AFRICOM au Secrétariat
de l'ICOM ont été transférées en Afrique, avec copie des
documents pertinents également conservés au Secrétariat
de l'ICOM à Paris. Les documents concernant les adhésions
ont été préparés et une Conférence générale sera organisée.
Une opération de levée de fonds est en cours. Lors de
la prochaine réunion de son Bureau, les responsabilités
de chaque Secrétariat (celui d'AFRICOM et celui de l'ICOM)
seront clarifiées pour éviter la redondance des efforts
et toute " confusion ".
12.
DATE ET LIEU DES PROCHAINES RÉUNIONS
101e
session : 6 - 7 juin 2002, salle XVI, Maison de
l'UNESCO, 1 rue Miollis, 75015 Paris, France.
102e
session : 9 - 11 décembre 2002, salle XVI, Maison
de l'UNESCO, 1 rue Miollis, 75015 Paris, France.
(Original:
English)