| Projet
de compte rendu de la 102e session du conseil exécutif |
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10
et 11 décembre 2002
Paris (France)
INTRODUCTION
Jacques
Perot, président de l'ICOM, remercie de leur présence les
membres du Conseil exécutif ainsi que les partenaires de
l'ICOM. Il attire l'attention des personnes présentes sur
l'importance de la session et les points cruciaux dont ils
devront débattre.
0.
ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR
Le projet d'ordre du jour de la 102e session
est adopté avec quelques modifications dans l'ordre des
intervenants.
1.
ADOPTION DE LA 101e SESSION DU CONSEIL EXÉCUTIF
Le
compte rendu de la 101e Session du Conseil exécutif
est adopté sans modification. Alissandra Cummins souhaite
que seuls les points principaux de son rapport figurent
dans le rapport du Conseil exécutif. Le reste de son rapport
devra être annexé au compte rendu.
2.
ÉTUDE DU COMPTE RENDU DU COMITÉ CONSULTATIF
Les
membres du Conseil exécutif prennent bonne note du compte
rendu du Comité consultatif.
3.
RAPPORT ORAL D'ACTIVITÉS DU SECRÉTARIAT
Manus
Brinkman, secrétaire général débute son rapport, en souhaitant
la bienvenue à Joëlle Thibet, responsable administrative,
en congé de maternité puis en congé parental depuis août
2001. Il remercie chaleureusement Thomas Jandia, qui a assumé
efficacement une grande partie des tâches de la responsable
administrative jusqu'en septembre 2002. Manus Brinkman,
indique que Cristina Menegazzi, spécialiste du programme
est actuellement en congé de maternité.
Le
secrétaire général explique aux membres les projets menés
depuis la dernière réunion du Comité consultatif. Les activités
se sont concentrées sur l'Asie et l'Amérique latine et dans
les autres régions. Le Secrétariat prépare une nouvelle
" Liste rouge des biens culturels d'Amérique latine ", dont
la publication sur papier et le support électronique est
prévue pour septembre 2003.
Par ailleurs, dans le cadre de 13e réunion triennale d'ICOM-CC
qui s'est tenue du 22 au 27 septembre 2002, à Rio de Janeiro
(Brésil), le service des activités de programme a organisé
un forum inauguré par Luis Repetto, président de l'Organisation
régionale pour l'Amerique latine & Caraïbes, sur l'implication
de la communauté muséale dans la conservation. Un projet
original a également été présenté lors de la réunion d'ICOM-CC,
par Denise Pozzi Escot et Rommel Angeles Falcon : "Adopte
un Textil" : il s'agit d'une campagne de préservation
-à l'initiative du Comité national du Pérou- de textiles
pré-hispaniques découverts lors de fouilles archéologiques
à Huaca Malena situé dans le district d'Asia au sud de Lima
(Pérou). Une publication sur ces textiles, est en cours
de préparation par le Comité national du Pérou.
L'ASPAC
a tenu son Assemblée générale à Shanghaï (Chine) du 20 au
24 octobre 2002. Manus Brinkman évoque la collaboration
fructueuse avec le Comité national chinois et Amareswar
Galla, président de l'ASPAC. De nombreux participants étaient
présents parmi lesquels une délégation venue de la Corée.
A ce stade, le Secrétaire général insiste sur la nécessité
de préparer le contenu de la prochaine Conférence générale
qui aura lieu à Séoul (Corée), en octobre 2004. Le Directeur
du Musée de Kaboul était également présent à l'Assemblée
générale.
Depuis
juin 2002, de nombreuses réunions ont été organisées afin
de progresser dans la lutte contre le trafic illicite des
biens culturels. Valérie Jullien, responsable de la communication
a pu assister à certaines d'entres-elles.
En
ce qui concerne " .museum " , le secrétaire général explique
que la campagne de publicité devra s'intensifier afin d'inciter
les musées à adopter le nom de domaine " .museum ". La Direction
des musées de France a manifesté son intérêt et demandé
des précisions sur " .museum ".
Manus
Brinkman évoque le déménagement du Secrétariat. Il rappelle
que l'UNESCO a réduit de 60% l'espace de travail alloué
à l'ICOM. Le secrétaire général propose de scinder provisoirement
le Secrétariat et de chercher à l'extérieur des bureaux
pouvant accueillir une partie du personnel. Cette séparation
ne pourra pas excéder une période de deux ans. Les recherches
sont en cours afin de trouver des locaux susceptibles d'accueillir
au moins 5 membres du Secrétariat dont le secrétaire général.
Les membres du personnel qui resteront à l'UNESCO devront
déménager à la fin du mois de février 2003. L'UNESCO a accepté
de reporter la date officielle du déménagement de l'ICOM
initialement prévue pour le mois de novembre 2002.
Jacques
Perot est conscient de la charge de travail que représente
ce déménagement et des conséquences sur les conditions de
travail du Secrétariat. Il remercie le secrétaire général
et son équipe et l'assure de sa compréhension. Le président
explique qu'il a contacté certaines collectivités et institutions
parisiennes afin de solliciter leur aide face à ces problèmes
de locaux.
Bernice
Murphy et Alissandra rappellent qu'il convient de trouver
également un espace disponible pour organiser des réunions
et/ou recevoir les visiteurs qui souhaitent travailler avec
les membres du Secrétariat.
Yani
Herreman se félicite du rapport de Manus Brinkman et plus
particulièrement des réunions organisées en Amérique latine.
Elle insiste sur la nécessité d'organiser des programmes
inter-régionaux et souhaite, l'intervention du groupe de
travail sur les Comités nationaux et Organisations régionales
sur ce thème précis.
A
la demande de Pascal Makambila, Manus Brinkman explique
les démarches entreprises pour encourager les professionnels
de musée au Japon à participer à la Conférence générale
de 2004. Le secrétaire général explique que de nombreux
contacts ont été établis avec le président du Comité japonais
et les professionnels, sans aucun résultat concret. Manus
Brinkman fait état de la confusion qui s'est installée entre
l'association de professionnels de musées très active et
le Comité national. Le secrétaire général se propose d'aborder
ce sujet avec le président du Comité national en juin 2003,
lors de la réunion du Comité consultatif.
Alissandra Cummins comprend les difficultés rencontrées
par le secrétaire général et suggère de solliciter l'aide
de la délégation permanente du Japon à l'UNESCO.
Manus
Brinkman propose d'organiser une réunion au Japon, avec
l'Association nationale des musées du Japon, le Comité national
japonais, l'ASPAC, et le Secrétariat. Il pense ainsi pouvoir
intéresser les professionnels de musée aux activités de
l'ICOM.
Jacques
Perot remercie le secrétaire général de son rapport.
4.
RAPPORT FINANCIER
4.1.
Situation financière au 30 09.2002 prévisions au 31.12.2002
Camila
Gonzalez Gou indique qu'il lui est difficile de présenter
des conclusions sur les résultats financiers pour l'année
2002, avec des dates allant jusqu'en septembre et des perspectives
précises attendues en fin d'année. En effet, les chiffres
peuvent varier dans de petites ou de grandes proportions
car ils sont tributaires : de paiements effectués à la dernière
minute par les partenaires de l'ICOM ou encore du versement
de cotisations des membres. La trésorière cite en exemple
le contrat qui lie l'ICOM et la Réunion des Musées Nationaux
français. En ce qui concerne les activités de programme,
la trésorière explique qu'il est trop tôt pour obtenir les
résultats. Elle indique qu'une présentation plus réaliste
pourra être faite au moment du Comité consultatif en juin
2003.
Camila
Gonzalez Gou indique que l'on peut espérer un résultat positif
pour 2002 (9 515 euros, début décembre 2002 dans la situation
financière) sans doute plus important sur le bilan.
Elle
attire l'attention des membres sur la provenance des profits
tirés essentiellement d'un échange obligatoire d'actions
après la fusion entre la BNP et Paribas. Cette situation
imprévue a généré une somme d'argent supplémentaire qui
ne fait pas partie du budget 2002. Sans cet apport inespéré,
il est probable qu'aucun bénéfice n'aurait pu être dégagé
pour l'année 2002.
Jack
Dhennequin, expert comptable confirme les propos de la trésorière.
Il ajoute en outre que l'on attend le versement de la subvention
de la Réunion des Musées Nationaux français qui pourrait
être d'un montant de 7622€ (environ 50.000 Francs Français).
Il espère également que le montant avancé par le service
des membres pour les cotisations à recevoir au quatrième
trimestre sera plus important que prévu. En définitive,
Jack Dhennequin estime que cette présentation reflète bien
l'état des comptes de l'ICOM. Il espère vivement que le
bilan de l'année 2002 sera équilibré.
Manus
Brinkman rappelle que toutes les subventions indiquées dans
la situation financière ont déjà été reçues.
Le
Conseil exécutif prend acte de l'état des comptes. Ces comptes
seront formellement approuvés en 2003.
4.2.
Projet de budget 2003
Camila
Gonzalez Gou explique que deux projets de budgets ont été
préparés afin de diminuer le déficit prévu pour 2003.
Projet
A : 2002/SEC.06A
Cette première proposition de budget tient compte d'un éventuel
déficit d'un montant de 210 166 euros. Ce déficit s'explique
pour plusieurs raisons. Certaines dépenses sont en progression
(salaires, frais de services etc), le déménagement d'une
partie des locaux de l'ICOM (dépense importante :126 ,300
euros), le projet MUSEDOMA qui ne rapporte encore aucune
recette à l'ICOM.
Projet
B : 2002/SEC.06B :
Cette proposition permet de diminuer le déficit envisagé
en effectuant des coupures sur : " MUSEUM INTERNATIONAL
" et la publication des " Cahiers d'étude ". Selon la trésorière
de l'ICOM, cette solution permettrait de réduire l'écart.
Le résultat négatif s'élèverait alors à 126 382 euros.
Camila
Gonzalez Gou souligne l'importance de maintenir un minimum
de services aux membres afin que cela ne nuise pas au prestige
de l'Organisation. Elle précise cependant que l'ICOM ne
peut pas se permettre de faire perdurer un déficit qui pourrait
à terme créer la faillite de l'Organisation.
La
trésorière insiste sur la nécessité de trouver des solutions
afin d'améliorer les recettes et renforcer les programmes
d'activités, les publications et le rayonnement de l'ICOM.
Il faut chercher à augmenter le nombre de membres, solliciter
les institutions susceptibles de subventionner les programmes.
Camila Gonzalez Gou suggère d'examiner les perspectives
que pourrait offrir la Fondation ICOM.
Jacques
Perot revient sur la publication des Cahiers d'étude
en 2003. Dans le cadre du projet de budget 2003, numéro
B, le Comité chargé de la sélection des projets spéciaux
des Comités, avait envisagé de repousser la publication
des Cahiers d'étude. Cependant, un accord écrit avait
été signé entre le Comité international des musées et collections
universitaires (UMAC) et le Secrétariat. Afin d'honorer
cet engagement, le Comité de sélection chargé des demandes
de projets spéciaux des Comités , a décidé de maintenir
cette publication pour l'année 2003 (20 000 euros). Mais
le montant disponible pour les projets spéciaux des Comités
(28 000 euros) se trouvait alors amputé dans sa presque
totalité et ne permettait plus d'aider d'autres Comités.
Le Comité de sélection a donc décidé de dégager un montant
(20 000 euros) afin de financer un certain nombre de projets.
Le président indique que certains des projets soumis par
les Comités ne correspondaient pas du tout aux critères
définis dans la circulaire. A cet égard, il lui semble important
de modifier la circulaire envoyée aux Comités, afin qu'elle
soit plus précise et qu'elle indique plus clairement le
profil des projets susceptibles d'être financés par l'ICOM.
Camila
Gonzales Gou indique que la somme dégagée proviendrait du
montant mis généralement de côté afin d'alimenter la réserve
de l'ICOM.
Deux
propositions de budget sont soumises aux membres du Conseil
exécutif :
- proposition A
- proposition B
Jacques Perot explique aux membres qu'il faudra choisir
une base de budget (A ou B) et ensuite, il conviendra
:
- d'ajouter 20 000 euros afin d'aider les Comités dans leurs
projets ;
- d'ajuster le montant proposé pour la location des bureaux
en fonction de la conjoncture
Manus
Brinkman suggère une certaine prudence quant au montant
disponible. Il conviendra de bien indiquer aux Comités que
le montant avancé de 20 000 euros pour les projets, ne sera
confirmé que si la situation financière le permet. Dans
le cas contraire, le montant pourrait même être inférieur
à 20 000 euros.
D'un manière générale, le secrétaire général de l'ICOM suggère
d'attendre que la situation financière soit un peu éclaircie
avant de prendre une décision. Jack Dhennequin explique
que le montant indiqué pour le déménagement ne représente
que quelques dépenses ponctuelles. A cette somme, devront
s'ajouter les véritables frais de déménagement et d'installation
qui ne pourront être évalués que lorsque les locaux seront
trouvés. En 2003, il faudra ajouter 126 000 euros de charges
supplémentaires. Le président de l'ICOM demande au secrétaire
général d'essayer de réduire ce coût au maximum et d'être
prudent à la fois dans le choix des locaux et du loyer et
dans les dépenses annexes, liées à l'installation.
Le
Conseil exécutif décide d'adopter la proposition numéro
B. Par ailleurs, Jacques Perot demande que les comptes 2002,
soient communiqués aux membres du Conseil exécutif dès qu'ils
seront connus.
La
liste des subventions retenues par le Comité de sélection
sera adressée à tous les membres du Conseil exécutif. Le
courrier adressé aux Comités sera soumis à l'approbation
du Comité de sélection.
La circulaire adressée aux Comités sera soumise au Conseil
exécutif afin qu'elle soit modifiée pour 2004.
Manus Brinkman propose d'organiser une petite réunion afin
de communiquer aux membres du Conseil exécutif, la liste
des projets retenus et les informer des problèmes rencontrés
lors de la sélection des projets des Comités.
Au
nom de l'ensemble des membres du Conseil exécutif, Jacques
Perot remercie la trésorière pour son travail attentif.
Il remercie également Jack Dhennequin, expert comptable
de ses conseils avisés ainsi que Sylvie Délice, comptable
au Secrétariat de l'ICOM. Cette dernière assure avec beaucoup
d'attention tout le suivi des questions financières.
5.
INTERVENTIONS DES REPRÉSENTANTS DES ORGANISATIONS PARTENAIRES
DE L'ICOM
5.1.
Rapport du Représentant du Directeur général de l'UNESCO
Jacques
Perot rappelle l'importance des liens qui unissent l'ICOM
et l'UNESCO. Il lui semble important que les problèmes rencontrés
par l'ICOM en ce qui concerne les bureaux, n'entachent pas
cette collaboration. Le réseau d'experts de l'ICOM se tient
toujours prêt à à participer aux projets en cours avec l'UNESCO,
et aux grands débats liés au patrimoine.
Isabelle
Vinson représentante du directeur général de l'UNESCO et
rédactrice en chef de la revue MUSEUM INTERNATIONAL, remercie
le président de ce rappel. Se faisant l'interprète de Mounir
Bouchenaki, sous-directeur pour la culture, et Koïtchiro
Matsuura, Directeur Général de l'UNESCO, elle confirme que
l'ICOM est également un partenaire essentiel pour les projets
opérationnels de l'UNESCO dans le domaine du patrimoine.
Elle
prend bonne note de la situation de l'ICOM vis-à-vis des
locaux mis à disposition par l'UNESCO. Elle transmettra
aux personnes concernées les doléances de l'ICOM à ce sujet.
Elle
informe les membres de sa participation à la " Commémoration
des trente années du patrimoine mondial ". Cet événement
s'est récemment tenu à Venise (Italie). A cette occasion,
elle a pu constater une inflexion significative des modalités
de mise en œuvre des projets opérationnels. Il lui semble
que l'UNESCO doit revoir un certain nombre d'engagements
pris avec ses partenaires.
Isabelle
Vinson travaille à l'amélioration de la revue MUSEUM INTERNATIONAL.
Les membres ont pu constater une nouvelle approche éditoriale.
Le sommaire est davantage lié aux questions patrimoniales
tout en gardant l'institution muséale comme lieu de réflexion.
C'est une façon pour Isabelle Vinson de recentrer ses liens
avec l'ICOM, dont le réseau d'experts est indispensable
à la revue.
Isabelle
Vinson indique que Cary Karp a participé au double numéro
sur les problèmes liés au patrimoine dans la cité de l'information.
Elle saisit cette occasion pour s'excuser publiquement auprès
de Cary Karp de l'erreur typographique qui s'est glissée
dans ce numéro. Elle adresse également ses remerciements
anticipés à Bernice Murphy qui participe déjà activement
au prochain numéro :" Le sacré dans un monde interconnecté
". Isabelle Vinson fait également part de son souhait de
faire coïncider les prochains thèmes de la revue avec ceux
des prochaines manifestations organisées par l'ICOM. Un
numéro double de MUSEUM INTERNATIONAL consacré au patrimoine
immatériel devrait paraître à l'occasion de la Conférence
générale de l'ICOM en 2004. Elle informe les membres que
le double numéro consacré à Angkor et publié en langue Kmer
a été distribué gratuitement aux institutions muséales et
patrimoinales ainsi qu'aux universités. Le double numéro
consacré au patrimoine immatériel pourrait être publié en
coréen et en japonais.
Isabelle
Vinson informe les membres présents que le dernier volume
de MUSEUM INTERNATIONAL publié avec un index (1946-2001)
coïncide avec le projet actuel de mise en ligne de toute
les archives (disponible début 2004).
Elle
explique les retards dans la publication française de MUSEUM
INTERNATIONAL. La version anglaise, est publiée par Blackwells,
un éditeur anglais qui assure l'impression et la diffusion
aux abonnés anglais. En revanche, la version française est
imprimée par l'UNESCO et distribuée par un sous-traitant
à partir de la Belgique. Le manuscrit, rédigé en anglais
devrait être ensuite traduit en français. Or, les traductions
(qui ne sont pas budgétées) étaient assurées par le service
central de traduction de l'UNESCO, dont les délais sont
assez longs (entre quatre à six mois). Ces raisons expliquent
la parution tardive de la version française par rapport
à la version anglaise (parfois un an d'écart).
Elle essaye désormais d'équilibrer les manuscrits, de faire
traduire des textes à l'extérieur, ce qui augmente considérablement
le coût.
Isabelle Vinson rappelle que les membres de l'ICOM restent
un lectorat déterminant de la revue. Elle souhaite qu'ils
ne souffrent pas des difficultés financières rencontrées
par l'ICOM.
Pascal
Makambila demande la distribution gratuite de la revue dans
les pays en voie de développement comme par le passé. Isabelle
Vinson explique que le service compétent est en train de
revoir tous les fichiers des destinataires qui reçoivent
gratuitement la revue.
Giovanni
Pinna et Alissandra Cummins, déplorent l'absence de l'ICOM
à certaines grandes manifestations organisées par l'UNESCO.
Jacques Perot prend acte de ces remarques pertinentes. Il
appartient à l'ICOM de mieux s'organiser de façon interne
afin d'être représenté si l'Organisation est invitée. De
son côté, l'UNESCO devra avoir une vision plus large des
secteurs dans lesquels l'ICOM peut intervenir : culture,
patrimoine etc. Le président de l'ICOM demande à Isabelle
Vinson de bien vouloir transmettre cette demande.
Manus
Brinkman dressera la liste des réunions " importantes "
afin que le Conseil exécutif décide d'une éventuelle représentation.
Jacques Perot ajoute que si l'Organisation est invitée,
le/la personne qui représente l'ICOM devra s'exprimer au
nom de l'Organisation et transmettre un message conforme
à l'opinion du Conseil exécutif.
Jacques
Perot remercie Isabelle Vinson de son intervention.
5.2.
Intervention du Représentant de l'ICOMOS
Gaïa
Jungeblot, représentante de l'ICOMOS, informe les membres
de la réélection de Michaël Petzet en tant que président
de l'ICOMOS. Dinu Bumbaru (Canada), a été élu secrétaire
général. Ce dernier s'investit depuis très longtemps dans
les projets de l'ICOMOS liés à la préparation aux risques.
Gaïa Jungleblot annonce qu'une Assemblée extraordinaire
de l'ICOMOS aura lieu en octobre 2003, au Zimbabwe, afin
de maintenir l'engagement prit auprès des professionnels
africains de tenir une Assemblée en Afrique. L'Assemblée
aura pour thème le patrimoine immatériel, sujet sur lequel
l'ICOMOS travaille depuis un certain nombre d'années.
Par ailleurs, Gaïa Jungeblot rappelle que l'ICOMOS réitère
son souhait de partager des locaux avec l'ICOM.
Jacques
Perot lui demande de transmettre à Michaël Petzet les félicitations
des membres du Conseil pour sa réélection ainsi qu'au secrétaire
général et à l'ensemble du nouveau bureau de l'ICOMOS. L'ICOM
reste attaché aux relations étroites avec l'ICOMOS notamment
dans le domaine du patrimoine immatériel, qui est le thème
choisit par l'ICOM pour sa Conférence générale de 2004.
Le président de l'ICOM mentionne également les activités
communes liées au Comité international du bouclier bleu
(ICBS) et insiste sur l'importance de réfléchir avec l'ICOMOS
aux collaborations possibles et stratégies communes dans
le domaine de la protection du patrimoine culturel menacé
par des conflits armés ou des catastrophes naturelles.
En
ce qui concerne les bureaux, Jacques Perot ajoute qu'un
travail d'estimation devra être fait avec l'ICOMOS afin
de déterminer les besoins respectifs des deux Organisations.
Jacques
Perot remercie Gaïa Jungeblot de son intervention et lui
demande de bien vouloir transmettre l'ensemble de cette
discussion au président ainsi qu'au secrétaire général de
l'ICOMOS.
5.3.
Rapport de la Représentante de la Fédération mondiale des
amis de musées
Julia
Oh, secrétaire générale de la Fédération mondiale des Amis
de musées, remercie le président d'avoir invité la FMAM
à présenter un rapport de ses activités à cette 102e session
du Conseil exécutif de l'ICOM. Elle tient aussi à transmettre
les chaleureuses salutations de Carla Bossi-Comelli, Présidente
de la FMAM. Elle est accompagnée par Jean-Michel Ringeard,
président de la FMAM/France dont Jacques Perot salue la
présence.
La
FMAM a été fondée à Barcelone sous l'égide de l'ICOM (Conseil
international des musées) en 1972. La croissance régulière
montre que l'objectif premier - unir les amis des musées
pour encourager l'essor des Amis à l'échelle mondiale, puis
renforcer ces Amis en les incitant à rejoindre des associations
nationales - procédait d'une ambition justifiée. Aujourd'hui,
la FMAM, compte des membres dans 30 pays, ainsi que 17 fédérations
nationales et 21 membres associés. Ces organisations représentent
environ 2 millions de bénévoles qui soutiennent le travail
des musées.
Depuis
le dernier rapport présenté en juin 2002, la FMAM avait
travaillé en étroite coopération avec les collègues de l'ICOM,
tout particulièrement en contribuant au numéro des Nouvelles
de l'ICOM de décembre 2002 par 7 articles consacrés
au thème des musées et des amis. Cette collaboration fructueuse
s'est appuyée sur les ressources de la FMAM dans le monde
entier ; ainsi les directeurs de musées ont participé à
la rédaction de trois articles.
En
octobre, M. Jacques Perot a honoré de sa présence le XIe
Congrès de la FMAM à Buenos Aires (Argentine). Le thème
du congrès (" Pourquoi des amis des musées ? ") a attiré
415 participants, dont 167 venus grâce à des bourses d'études
de toute l'Argentine. Le Congrès a essentiellement porté
sur la raison d'être des Amis, en tant que bénévoles qui
réalisent des tâches que les professionnels de musée ne
peuvent accomplir avec la même liberté. Le congrès a souligné
le rôle potentiel des musées en tant que forum civique au
cœur de la société, mais aussi le lien que les Amis fournissent
aux musées dans les communautés qu'ils servent. Le congrès,
aujourd'hui reconnu par l'UNESCO, est arrivé à plusieurs
conclusions :
-
Le réel intérêt économique des Associations d'Amis car
elles peuvent devenir d'importants facteurs d'emploi dans
une société où mondialisation et technologie tendent à
réduire les possibilités de travail.
-
La nécessité de promouvoir le professionnalisme pour la
gestion des Amis afin de renforcer l'efficacité d'action
dans les Associations qui les unissent.
-
Le rôle éducatif des Amis.
-
La nécessité d'une complémentarité et d'une collaboration
entre professionnels de musée et Amis, l'un et l'autre
formant deux branches de l'univers muséal, chacune dotée
de fonctions et de responsabilités distinctes.
-
La nécessité de renforcer la communication afin d'optimiser
le rôle des Amis dans leur fonction médiatrice entre musées,
public et communauté environnante. Plus précisément, il
s'agit d'attirer les jeunes et d'encourager leur participation.
Les
conclusions du congrès renforcent notre détermination à
encourager et à promouvoir l'essor des Associations d'amis
de musées, et elles serviront à guider l'orientation future
de la FMAM.
La
Présidente de la FMAM, Carla Bossi-Comelli, a participé
à la conférence du comité international de l'ICOM sur les
relations publiques et commerciales, rencontre qui a eu
lieu à Mexico en novembre. La secrétaire générale est intervenue
à Madrid, lors d'un symposium commun organisé entre l'ICOM,
la Fédération espagnole des Amis et le ministère espagnol
de la Culture et de l'éducation.
La
FMAM continue à encourager la création d'Associations d'amis.
D'autre part, la traduction en français de notre publication
" How to Start a Friends Group " est achevée. Cet ouvrage,
qui donne toutes les informations nécessaires pour créer
un groupe d'amis des musées, paraîtra prochainement en anglais,
en français et en espagnol.
Enfin,
la secrétaire générale, se réjouit de pouvoir participer
à la Journée internationale des musées, le 18 mai 2003,
qui sera consacrée au thème des musées et de leurs amis.
La
FMAM tient à remercier Jacques Perot, en particulier pour
son soutien et ses encouragements. Elle espère encore multiplier
ses liens avec l'ICOM et renforcer sa collaboration avec
les musées du monde entier.
Jacques
Perot remercie la secrétaire générale et insiste sur l'importance
de maintenir avec cette organisation des rapports continus.
Il souhaite que soit organisée à Séoul, en 2004, une réunion
commune comme celle qui fut organisée à Barcelone, en 2001.
5.4.
Rapport de la Fondation ICOM
Christine
Boël, présidente, annonce que la Fondation a versé directement
à l'ICOM la somme de 4 548 euros depuis le début de l'année
2002. Elle explique que 11 cotisations (5 anciens membres
et 6 nouveaux membres) ont été reçues pour l'année 2003,
alors que les relances n'ont pas encore été envoyées. Elle
remercie le Secrétariat d'avoir indiqué ce chiffre dans
le cadre des cotisations des membres.
En
2001, 549 bijoux édités en collaboration avec la Réunion
des Musées Nationaux français ont été vendus. La redevance
de 1 554 euros sera partagée entre de manière inégale en
faveur de la Fondation, avec les musées prêteurs des images
des objets qu'ils possèdent. Christine Boël explique qu'un
des objets édité par la Fondation ICOM (une broche) a été
reconnu comme l'une des meilleures ventes par la Réunion
des musées nationaux français qui a cependant arrêté la
fabrication du bijou plébiscité.
Les arbres de Noël édités l'an passé, figurent dans le catalogue
Noël 2002, de vente par correspondance.
Christine
Boël sollicite l'aide le Secrétariat afin que l'ICOM remette
au Musée égyptien du Caire les sommes provenant de la vente
d'objets le concernant.
La présidente se réjouit de la collaboration avec la société
anglaise " Museums and Galleries ", qui commencera
par l'édition, la distribution commune de " cadeaux d'Art
" : objets de papeterie : agendas, cartes, papiers cadeaux
(etc), vendus au double profit de l'ICOM et des musées prêteurs
de l'image reproduite.
Des contacts ont été pris avec de nombreux musées du monde
entier. Le images nécessaires à la réalisation de l'agenda
2004 de l'ICOM, ont été réunies. Les résultats des ventes
réalisées seront communiqués le 31 décembre de chaque année.
Jacques
Perot remercie chaleureusement Christine Boël et rappelle
qu'une réflexion plus approfondie sur la Fondation devra
être menée. Cette réflexion, déjà évoquée l'année passée
devra être menée dans le cadre de la réforme de l'ICOM avec
le nouveau Comité pour les finances et les ressources. La
présidente sera sollicitée prochainement à ce sujet.
6.
RAPPORTS SUR LA MISE EN ŒUVRE DU NOUVEAU NOM DE DOMAINE
" .MUSEUM "
Cary
Karp explique que ce projet prend des proportions plus importantes
que prévues. A l'origine, il s'agissait d'obtenir pour les
musées un nom de domaine spécifique en postulant auprès
de l'organisme international chargé de les attribuer (ICANN).
Cette autorisation étant accordée, il convient maintenant
de mobiliser les énergies et plus particulièrement les musées
qui sont les premiers destinataires de ce nouveau nom de
domaine. Ces derniers ne semblent pas être encore bien informés
de l'intérêt d'adopter le nom de domaine " .museum ". Cary
Karp insiste sur la nécessité de lancer une campagne de
sensibilisation et rappelle que le succès de ce projet dépend
essentiellement du nombre de musées qui adopteront " .museum
".
Cary
Karp informe les membres que l'Union Européenne a souhaité
participer et aider l'ICOM à lancer une campagne destinée
à sensibiliser les professionnels de musée et le public
des pays européens ainsi que les autres communautés culturelles
européennes (les archives, les bibliothèques, les monuments
et les sites). Le montant mis à disposition pour ce projet
(MUSENIC - The Museum Network Information Centre- Europe)
est de 83 978 euros d'avril 2002 à mars 2004.
A
la demande de Giovanni Pinna, Cary Karp rappelle que les
Comités nationaux auront un rôle de contrôle. En cas de
doute sur le statut d'un musée, le Comité sera sollicité
sur l'opportunité d'accorder ou non le nom de domaine "
.museum ". En cas de conflit entre le Comité et le musée,
le Conseil exécutif devra prendre la décision finale en
se basant sur la définition d'un musée (Statuts de l'ICOM).
Cette définition a été approuvée par l'ICANN.
Jacques
Perot remercie Cary Karp de son travail et de ses efforts.
7.
MISE EN ŒUVRE DU PLAN STRATÉGIQUE DE L'ICOM 2001-2007
Le
président de l'ICOM rappelle que plusieurs groupes de travail
ont été créés afin de répondre aux besoins du plan stratégique
2001-2007 de l'ICOM.
7.1.
Rapport du groupe de travail sur les Comités nationaux et
Organisations régionales
Gary
Edson, retrace l'historique de ce groupe de travail, créé
en réponse à la recommandation du groupe de réforme de l'ICOM
(ICOM-RTF). Les membres du groupe ont été nommés en juin
2002,. Ils ont communiqué par email et discuté du rôle des
Comités nationaux par rapport aux associations de musées
nationales, afin d'arriver à une résolution commune sur
ce sujet. A l'issue de cette discussion, une enquête destinée
aux Comités nationaux a été rédigée (français, anglais).
Un autre projet de questionnaire destiné aux Associations
nationales a également été rédigé. Gary Edson souhaite envoyer
ces deux questionnaires à la même période afin de réaliser
une étude objective. Il espère organiser une réunion avec
les membres de son groupe de travail, afin d'étudier les
réponses reçues et faire un résumé pour le mois de juin
2003, à l'occasion du Comité consultatif.
Le
Comité a également discuté des organisations régionales
en comité restreint Les membres chargés de cette question
contacteront directement les Organisations régionales. Yani
Herreman insiste sur la nécessité pour les Organisations
régionales de développer les relations entre les régions,
d'élargir leur vision du travail à faire à l'ICOM et de
participer plus activement à la gestion des programmes.
Gary
Edson explique que le groupe s'est également interrogé sur
la nécessité de contacter les organisations affiliées. Le
groupe a été sollicité pour élaborer un document sur les
différents types d'études qui pourraient permettre aux étudiants
de solliciter leur adhésion à l'ICOM. Un premier document
qui pourrait servir de base a été rédigé avec des suggestions
de l'ICTOP. Yani Herreman rappelle que cette question devra
être abordée par les Comités nationaux afin qu'ils donnent
leur avis (les Comités nationaux seront les premiers sollicités
pour vérifier le statut des formations dans leurs pays et
savoir si elles peuvent permettre à l'étudiant de solliciter
son adhésion au sein de l'ICOM).
Jacques
Perot rappelle que le groupe de travail sur les Comités
nationaux doit également étudier les rapports entres l'ICOM
et les associations nationales de musée afin d'établir des
bases de coopération. Gary Edson prend acte de cette demande
qu'il abordera lorsqu'il sera en relation avec les associations
nationales de musée.
Le
Conseil exécutif adopte le texte proposé pour l'admission
des étudiants au sein de l'ICOM avec les ajouts suivants
:
-
l'étudiant accepté par le Comité national n'aura aucune
certitude d'être admis définitivement en tant que membre
de l'ICOM à l'issue de ses études. Il devra re-soumettre
sa candidature au Comité national en faisant état de sa
profession définitive au sein de la profession muséal
ou au sein d'une profession en relation avec les musées
;
-
l'ICOM devra dresser le bilan de cette nouvelle catégorie
de membre dans cinq ans; des précisions pourront être
apportées au texte en fonction des insuffisances constatées
ou des problèmes liés à l'admission des membres ;
Le
Conseil exécutif indique que le secrétariat devra intervenir
s'il n'existe pas de Comité national dans la pays de l'étudiant
et décider si ce dernier peut adhérer à'ICOM.
Giovanni
Pinna fait part de son opposition au premier point de ce
texte proposé. Il s'agit pour lui d'une confusion. Il explique
que dans de nombreux pays des " généralistes " sont formés
pour travailler dans les musées alors que d'autres pays
privilégient plutôt la formation de spécialistes. Il s'agit
pour lui de deux conceptions qui procèdent d'un contexte
culturel différent. Il lui semble important d'étudier attentivement
ce phénomène et de modifier le premier point afin de le
rendre plus clair.
Jacques
Perot prend note de cette opposition et remercie Gary Edson
et Yani Herreman.
7.2.
Rapport du groupe de travail sur les Comités internationaux
et Organisations affiliées
Martin
Schaërer rappelle les lignes directrices du groupe. (voir
mandat du groupe de travail) Les membres du groupe de travail
ont décidés de ne pas modifier le statut des Comités mais
de le faire évoluer. Les propositions sont les suivantes
:
- l'élaboration
d'un document intitulé : Principes de création, d'exploitation
et d'évaluation des comités internationaux qui devra remplacer
le modèle de règlement actuellement en vigueur. Dans le
cadre de ce document, les Comités pourront alors élaborer
leur propre règlement ;
- la
création d'un Comité international devra se faire à la
demande : si un certain nombre de professionnels ressentent
le besoin de créer un Comité ils doivent pouvoir le faire
en respectant certains principes : conformité avec les
Statuts de l'ICOM, conformité avec le Code de
déontologie de l'ICOM pour les Musées , thème global,
d'intérêt général à très long terme (un groupe de travail
sera créé sur cet aspect) pour les professionnels, la
communauté muséale et pour l'ICOM .
Les aspects formels de la proposition de création d'un
Comité international seront les suivants : une proposition
d'au moins cinquante (50) membres de dix (10) pays différents
et de plus d'un continent ; une période d'observation
de trois ans imposée, avant la création définitive.
Par ailleurs, le groupe de travail sur les Comités internationaux
suggère la création d'un nouveau comité permanent des
Comités internationaux qui serait placé sous la responsabilité
du Conseil exécutif.
-
En ce qui concerne l'exploitation, le groupe de travail
sur les Comités internationaux propose un certain nombre
de règles générales liées à la politique financière et
à l'administration. Le groupe propose également d'introduire
un nouveau type de document ; " un accord-cadre " entre
l'ICOM et le Comité international. Ce document devra être
signé par le président de l'ICOM et tous les responsables
(président, trésorier, secrétaire) de chaque bureau du
Comité international. Chaque nouveau responsable sera
dans l'obligation de signer cet accord. Par cet accord,
les responsables du Comité assurent avoir lus les documents
importants de l'ICOM (statuts, Code) et s'engagent à ne
rien faire qui pourrait porter atteinte ou causer un préjudice
(financier ou autre) à l'organisation.
-
Le Comité permanent sera chargé de l'évaluation régulière
du travail du Comité. Cette évaluation sera essentiellement
basée sur les rapports d'activités et les rapports annuels
financiers et administratifs ainsi que sur d'autres critères
plus spécifiques.
Martin
Schaerer précise que le Comité permanent ne fera pas office
de juge, mais entend œuvrer comme un organe consultatif
pour établir un dialogue avec les Comités internationaux
et l'aider à résoudre les problèmes qu'il pourrait rencontrer.
Il précise également qu'un rapport sera envoyé aux membres
du Comité consultatif et aux membres du Conseil exécutif.
Ce rapport fera l'objet d'une discussion lors de la réunion
des Comités internationaux en juin 2003.
Par ailleurs, le Groupe de travail préfère encourager les
organisations affiliées à travailler plus étroitement avec
l'ICOM, plutôt que de signer un accord-cadre avec elles.
Il rappelle que ces Organisations sont totalement indépendantes
de l'ICOM dans leur travail et dans leurs choix.
Jacques
Perot pose le problème de la responsabilité financière des
Comités internationaux et sollicitera le nouveau Comité
permanent sur les affaires juridiques à ce sujet.
Alissandra
Cummins demande au groupe de travail de veiller à maintenir
le rôle du Comité consultatif en ce qui concerne la création
d'un Comité international.
Le
Conseil exécutif entérine la proposition soumise par le
Groupe de travail sur les Comités internationaux et Organisations
affiliées. Un membre de l'ICOM aura le droit d'adhérer à
UN (1) Comité international. En revanche, un membre
de l'ICOM pourra -en contactant directement le Comité- s'intéresser
à tout autre comité. Le Comité sollicité sera susceptible
de lui demander une participation financière en contrepartie
des services proposés (bulletin, invitations, etc.). La
gestion de ces " membres " sera assurée par le Secrétariat
du Comité.
Après
avoir entendu les indications du secrétaire général et à
l'issue d'une longue discussion, le Conseil exécutif décide
du montant de la cotisation pour les étudiants :
- 40€ pour les étudiants des pays qui ne reçoivent pas de
subvention
- 20€ pour les étudiants des pays qui reçoivent une subvention
Alissandra Cummins estime que les montants proposés sont
trop élevés et s'abstient de voter sur cette question.
Jacques
Perot remercie Martin Schaërer pour son travail complet
et efficace.
7.3. Rapport du groupe de travail sur l'utilisation des
langues
Giovanni
Pinna rappelle qu'il avait déjà rédigé un document destiné
à servir de base aux discussions. Une réunion s'est tenue
en juin 2002 à laquelle à participé Manus Brinkman, secrétaire
général. Un document en accord avec celui rédigé par Giovanni
Pinna a été élaboré. L'idée de ce document est de différencier
les langues officielles des langues de travail. Giovanni
Pinna est actuellement en train d'étudier les rapports entre
INTERNET et les langue. Il s'est rendu compte des les difficultés
des membres qui peuvent lire une langue autre que la leur
mais qui ne sont pas toujours en mesure d'écrire dans cette
langue étrangère. De ce fait, il leur est très difficile
de participer aux forums de discussions sur INTERNET.
Jacques
Perot remercie Giovanni Pinna et prend note qu'un rapport
sera distribué en juin 2003.
7.4.
Rapport du Comité des nominations
Knut
Wik, coordinateur rappelle que le groupe entend informer
sur la procédure à suivre pour l'élection du prochain Conseil
et susciter des candidatures afin d'obtenir une liste conséquente
de candidats en vue de l'élection lors de l'Assemblée générale
pour le Conseil exécutif 2004-2007. Un texte paraîtra dans
les Nouvelles de l'ICOM afin de susciter l'intérêt des membres.
Par ailleurs, si la liste des candidats n'était pas suffisante,
le Comité pourrait également contacter les membres par l'intermédiaire
du forum de discussion ICOM-L ou par d'autres moyens afin
d'encourager plus de membres à faire acte de candidature
au Conseil exécutif 2004-2007.
Jacques
Perot rappelle que le Comité des nominations est créé pour
veiller à ce que la liste des candidats soit suffisamment
importante et que toutes les qualités nécessaires pour assurer
le bon fonctionnement du Conseil exécutif soient réunies.
Il ne s'agit pas de refuser des candidatures mais éventuellement
d'en encourager de possibles candidats à l'élection du Conseil
exécutif 2004-2007.
Le
président de l'ICOM rappelle que les membres de l'Assemblée
générale, réunis en juillet 2001, ont accepté le principe
de ce Comité A l'issue de cette première expérience de trois
ans, il appartiendra aux organes de l'ICOM de déterminer
si ce Comité doit être maintenu pour la période triennale
à venir. Jacques Perot remercie Knut Wik d'avoir accepté
de prendre ce Comité en charge.
7.5.
Rapport du Comité des finances et des ressources
Jacques
Perot informe les membres de sa rencontre avec George Abungu,
qui préside ce Comité. La discussion a portée sur les méthodes
et le contenu du travail de ce nouveau Comité. Le président
du Comité contactera les membres de son Comité afin de débuter
les discussions.
Jacques
Perot rappelle que Gary Edson et Camilla Gonzalez Gou ex-officio
ont été désignés pour faire partie de ce groupe. Yani Herreman
fait part de son souhait de se retirer de ce Comité afin
de se joindre au Groupe de travail ICOM 2004. Cette question
sera abordée ultérieurement lors de la discussion sur ICOM
2004.
7.6.
Rapport du Comité pour les affaires juridiques
Bernice
Murphy et Giovanni Pinna ont été désignés en tant que membres
de ce Comité. Jacques Perot rappelle que ce Comité devra
être associé au travail du groupe qui sera chargé de réécrire
les Statuts de l'ICOM.
7.7.
Groupe de travail sur les Statuts de l'ICOM
Jacques
Perot rappelle que l'ICOM est une association régie française
et que tout litige relève du droit français. Par conséquent,
il faudra que les Statuts soient d'abord rédigés
en français puis traduits ensuite en fonction des langues
officielles de l'Organisation. Il lui paraît important que
les membres de ce groupe soient issus de milieux géographiques
différents. Le Conseil souhaite que les Statuts soient
simplifiés et adaptés à d'éventuelles réformes.
Un
premier projet pourrait être présenté lors du Comité consultatif
en juin 2003. Jacques Perot rappelle qu'un certain nombre
de règlements devront également être rédigés conformément
aux nouveaux Statuts. Le groupe chargé la rédaction
des nouveaux Statuts devra transmettre le plus rapidement
possible au Conseil tous les éléments des Statuts
qui devront figurer dans des règlements complémentaires.
Martin
Schaërer demande que les membres du Conseil soient tenus
informés régulièrement de l'avancement de la rédaction du
nouveau document. Il estime par ailleurs, que le groupe
devrait être un groupe officiel du Conseil exécutif, que
son mandat ne devrait concerner que les Statuts (dans
un premier temps) et que les présidents des groupes de travail
sur les Comités nationaux et internationaux devraient être
nommés membres de ce Groupe de travail.
Jacques
Perot prend bonne note de ces remarques. Les membres
de ce Groupe de travail seront contactés ultérieurement.
8.
SITUATION D'URGENCE DANS LE CADRE DU BOUCLIER BLEU
Manus
Brinkman, secrétaire général, fait le point sur les situations
en cours. Une réunion du Comité international du bouclier
bleu (ICBS) a récemment été organisée.
Une
réunion s'est tenue avec le directeur du Musée National
de Kaboul, le représentant de l'UNESCO et l'ICOM. La discussion
a portée sur les besoins immédiats du Musée national.
Lors
de la réunion qui s'est tenue à Shanghai, une déclaration
intitulée " Musées, patrimoine immatériel et mondialisation
" été adoptée et diffusée par l'ICOM notamment sur la
liste de distribution ICOM-L. Une interview du directeur
du Musée national de Kaboul sera publiée dans les Nouvelles
de l'ICOM. De nombreuses organisations ont promis d'apporter
une aide matérielle et financière au Musée mais rien encore
n'a été concrétisé. Par conséquent, les professionnels de
musée dans ce pays prient les organisations de leur apporter
une aide réelle. Les professionnels ont dressés une liste
qui a été publiée sur ICOM-L. Les besoins. concernent du
matériel pour conserver et préserver mais également des
formations que le Comité national de l'Iran et la Reinwardt
Academy aux Pays-Bas ont proposés de dispenser.
Le
secrétaire général évoque également les inondations en Europe.
Le Comité national allemand a été très actif ainsi que l'Association
des musées en Allemagne. Ils ont mis en place un réseau
d'aide pour les musées les plus touchés par les inondations.
Le Comité de la République tchèque a également bénéficié
du réseau d'aide de l'ICOM. Ce comité avait posé des questions
concrètes sur la liste de distribution d'ICOM-L. Les réponses
ont été nombreuses. Le Comité national des Pays-Bas a été
particulièrement actif. Il a pu proposer une aide concrète
et le matériel demandé par la République tchèque.
A la même période, de sérieuses inondations affectaient
également l'Amérique latine et ses musées.
Manus
Brinkman informe les membres de la situation dans le Timor
oriental. Amareswar Galla, président de l'ASPAC a évoqué
ce problème lors des réunions du Comité consultatif. Le
Comité national australien s'est largement investi dans
la reconstruction du Musée au Timor oriental.
En
ce qui concerne le Sri Lanka, la situation s'est plus ou
moins apaisée et le secrétaire général propose de s'intéresser
plus particulièrement à Jafna, dans le nord du Sri Lanka
où plusieurs institutions culturelles -parmi lesquelles
une bibliothèque- nécessitent l'attention du Comité international
du bouclier bleu.
Par
ailleurs, une déclaration très générale proposée par l'IFLA,
est en cours de rédaction avec l'ICOM, en ce qui concerne
la situation en Palestine.
Le
secrétaire général informe les membres que plusieurs archéologues
américains s'inquiètent pour le patrimoine en cas de guerre
en Irak. Ils ont souligné l'intérêt pour l'Humanité du patrimoine
irakien et demandé aux éventuelles armées de le préserver
en cas de conflit armé.
Manus
Brinkman annonce qu'une réunion a été organisée dans l'Ex-République
yougoslave de Macédoine par l'ICOMOS et le Comité national
de l'Ex-République yougoslave de Macédoine afin de faire
le point sur la situation dans la région.
Le
secrétaire général explique que le Comité national de Royaume-Uni
cherche depuis des années à apporter son aide aux sites
et aux musées de la Somalie. Jusqu'à présent le secrétariat
de l'ICOM n'est pas parvenu à trouver les subventions nécessaires.
Compte tenu de la situation très chaotique et du danger
encore réel, il sera très difficile de se rendre en Somalie
pour évaluer les besoins en reconstruction du patrimoine
culturel. Malgré tout, le secrétaire général estime, qu'il
faut poursuivre les efforts malgré les difficultés, afin
de venir en aide aux professionnels des musées dans ce pays.
En
Afrique de l'Ouest, le secrétaire général indique qu'il
n'a pas reçu d'information en dépit des messages envoyés
aux professionnels des musées afin qu'ils puissent l'informer
de la situation sur place. Pascal Makambila confirme que
l'Afrique est en pleine ébullition. Plusieurs pays sont
en guerre comme la République démocratique du Congo notamment
dans sa partie Est. Au Congo-Brazaville, un musée de est
sérieusement menacé car il se trouve dans une zone désertée
par les habitants, occupée par les rebelles et les militaires.
Pascal Makambila craint que le bâtiment qui contient plus
de dix mille objets, ne soit détruit en cas d'affrontement
entre rebelles et militaires. En République centrafricaine,
les affrontements entre les troupes rebelles et militaires
n'ont pas endommagé le musée. La situation en Côté d'Ivoire
reste très préoccupante mais aucune information n'est parvenue
jusqu'à lui. Le musée le plus menacé -celui du Costume à
Grand Bassam- est géré par Aminata Barro, membre de l'ICOM.
Jacques
Perot revient sur l'intervention de Manus Brinkman et notamment
sur le message concernant la zone contrôlée par l'Autorité
palestinienne. Il rappelle que l'ICOM ne se préoccupe pas
des frontières politiques mais se préoccupe du patrimoine
et de sa préservation. Si les problèmes politiques ne doivent
pas arrêter un message de solidarité ou l'envoi de recommandations
pour la préservation du patrimoine il faut également connaître
le contexte politique.
En
ce qui concerne l'Irak, Jacques Perot confirme qu'il sera
nécessaire en cas de conflit, que les organisations patrimoniales
interviennent officiellement auprès des belligérants éventuels
pour rappeler les règles des conventions internationales
et appeler à la préservation du patrimoine culturel. Mais
l'ICOM devra également adresser un message de solidarité
aux professionnels des musées sur place et s'informer de
leurs besoins pour préserver le patrimoine culturel.
A
une question d'Alissandra Cummins, Manus Brinkman répond
que le programme d'urgence, est également axé sur la formation
préventive, afin que les professionnels puissent faire face
à une situation de crise. Ce programme sera organisé avec
la collaboration du Getty Conservation Institute
en partenariat avec l'ICCROM.
Giovanni
Pinna informe les membres que l'Italie a signé un protocole
d'accord avec une Association de volontaires, spécialisée
dans la préparation aux situations d'urgence pour le patrimoine
culturel. Jacques Perot, très intéressé par cette initiative
confirme que la main d'œuvre spécialisée manque souvent
en cas de situation d'urgence.
9.
CONFÉRENCES GÉNÉRALES
9.1.
ICOM'2004
Jongsok
Kim, représentant d'ICOM 2004, présente les excuses de Byung-mo
Kim, président du Comité national coréen, qui se rendait
au Vietnam et au Cambodge pour représenter le gouvernement
coréen et assurer la promotion d'ICOM 2004.
Jongsok
Kim explique que les préparatifs sont en cours. La Conférence
se tiendra du 2 au 8 octobre 2004, à Séoul, sur le thème
du patrimoine immatériel.
Le
Comité travaille sur le programme de la Conférence : Le
Ministère de la culture ainsi que la Municipalité de Séoul
ont été contactés. Cette dernière institution prévoit d'organiser
une manifestation sur le patrimoine immatériel du 29 septembre
au 15 octobre 2004. Un groupe de travail a été mis en place
au sein du Comité national coréen afin d'aider à la préparation
de la Conférence. Le Ministère de la Culture et la Municipalité
ont été invités à participer à ce groupe de travail.
Le Comité d'organisation recrutera des effectifs supplémentaires
en 2003, pour la préparation de la Conférence.
Le budget prévisionnel est de 2,9 millions d'euros pour
deux mille participants. 80% de budget sera obtenu grâce
à des subventions (20% du secteur privé et 60% du Ministère
du Tourisme et de la Municipalité de Séoul). Jongsok Kim
annonce que les institutions rencontrées se sont montrées
très encourageantes.
Une
liste préliminaire des personnes contactées pour l'organisation
des réunions des Comités internationaux est en cours ainsi
que le programme préliminaire.
Alissandra
Cummins, présidente du Comité consultatif demande des précisions
quant à l'effectif du Comité d'Organisation, le budget de
la Conférence et la date précise à laquelle la liste des
personnes contactes pour les réunions des Comités internationaux
sera prête. Par ailleurs, elle demande des informations
sur les dispositions prises par le Comité d'organisation
pour faciliter l'obtention de visas pour la Corée. Sur ce
dernier point, Pascal Makambila ajoute qu'il n'existe pas
de service consulaire coréen dans tous les pays d'Afrique,
ce qui risque de rendre la tâche plus compliquée aux ressortissants
africains, désireux d'assister à la Conférence générale.
Il demande également au Comité d'organisation de veiller
à négocier les tarifs avec les compagnies aériennes afin
d'obtenir les prix les plus bas.
Manus Brinkman demande si un plan destiné à promouvoir ICOM
2004 a été mis en place . Il s'interroge également sur le
montant du budget dévolu aux bourses, sur les éventuelles
conséquences d'un déficit budgétaire à l'issue de la Conférence,
sur les brochures d'information destinées aux membres de
l'ICOM. Il insiste sur la nécessité de développer le site
d'ICOM 2004 et annonce qu'il se rendra en Corée en mars
2003, avec Joëlle Thibet, chargée de l'organisation de la
Conférence au sein du Secrétariat. Une autre visite plus
officielle est prévue à l'automne 2003, avec Jacques Perot,
président de l'ICOM et Eloïsa Zell, chargée du service des
membres, afin de signer le protocole d'accord entre l'ICOM
et le Comité d'Organisation ICOM 2004.
Jacques
Perot rappelle que des informations précises sur le prix
des hôtels devront être disponibles pour les membres de
l'ICOM.
Per
Rekdal, membre du groupe de travail ICOM 2004, demande que
toutes les informations soient diffusées au fur et à mesure
aux membres notamment en ce qui concerne l'organisation
des réunions des Comités internationaux.
Jonksok Kim prend bonne note de toutes ces demandes qu'il
transmettra au Comité d'Orgnisation afin que tout soit prêt
pour la réunion du Comité consultatif en juin 2003.
9.2.
ICOM'2007
Bernice
Murphy, vice-présidente, présente le rapport de la visite
qui a été organisée dans les pays candidats :
- l'Autriche,
- le Danemark et la Suède (qui présentent une candidature
commune)
Les visites fructueuses, se sont déroulées dans un contexte
agréable avec Yani Herreman, vice-présidente et Manus Brinkman,
secrétaire général.
Outre
la visite des sites, il s'agissait également de sensibiliser
les futurs candidats aux responsabilités financières, légales
et logistiques qu'ils devront assumer. Le nombre de membres
de l'ICOM a considérablement augmenté depuis ces dix dernières
années. Il ne leur appartenait pas de juger les propositions
mais d'expliquer aux candidats ce que devrait être une Conférence
et le bénéfice que les membres entendent en retirer. Bernice
Murphy rappelle le questionnaire de satisfaction distribué
aux membres de l'ICOM à l'issue de la Conférence générale
de 2001 a fourni de très bonnes informations. L'analyse
des réponses à permis de préciser les différentes attentes
des membres et montré les efforts des pays-hôte pour satisfaire
toutes les exigences. Il a également été demandé aux pays-candidats
d'envisager plusieurs hypothèses en ce qui concerne la participation
des membres : une large participation, une participation
moyenne et un moindre participation afin de pallier toute
circonstance imprévue (guerre, crise mondiale ou économique
mondiale dans une région précise etc.) éventualité et prévoir
d'autres ressources financières en cas de participation
minime.
Bernice
Murphy explique que les pays-candidats à la tenue de la
Conférence générale de 2007 ont parfaitement compris les
enjeux d'une Conférence. Les candidatures sont excellentes.
Les Ministères de la culture, des pays concernés ont manifesté
leur intérêt et leur enthousiasme à l'idée d'accueillir
une Conférence générale. Elle demande à l'ICOM d'être particulièrement
attentif aux thèmes proposées par les pays-candidats qui
doivent bénéficier à l'ensemble de la communauté muséale.
Jacques
Perot précise que Conseil exécutif devra définir la façon
dont ces candidatures seront présentées au Comité consultatif.
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