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Projet de compte rendu de la 102e session du conseil exécutif

10 et 11 décembre 2002
Paris (France)


INTRODUCTION

Jacques Perot, président de l'ICOM, remercie de leur présence les membres du Conseil exécutif ainsi que les partenaires de l'ICOM. Il attire l'attention des personnes présentes sur l'importance de la session et les points cruciaux dont ils devront débattre.

0. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR

Le projet d'ordre du jour de la 102e session est adopté avec quelques modifications dans l'ordre des intervenants.

1. ADOPTION DE LA 101e SESSION DU CONSEIL EXÉCUTIF

Le compte rendu de la 101e Session du Conseil exécutif est adopté sans modification. Alissandra Cummins souhaite que seuls les points principaux de son rapport figurent dans le rapport du Conseil exécutif. Le reste de son rapport devra être annexé au compte rendu.

2. ÉTUDE DU COMPTE RENDU DU COMITÉ CONSULTATIF

Les membres du Conseil exécutif prennent bonne note du compte rendu du Comité consultatif.

3. RAPPORT ORAL D'ACTIVITÉS DU SECRÉTARIAT

Manus Brinkman, secrétaire général débute son rapport, en souhaitant la bienvenue à Joëlle Thibet, responsable administrative, en congé de maternité puis en congé parental depuis août 2001. Il remercie chaleureusement Thomas Jandia, qui a assumé efficacement une grande partie des tâches de la responsable administrative jusqu'en septembre 2002. Manus Brinkman, indique que Cristina Menegazzi, spécialiste du programme est actuellement en congé de maternité.

Le secrétaire général explique aux membres les projets menés depuis la dernière réunion du Comité consultatif. Les activités se sont concentrées sur l'Asie et l'Amérique latine et dans les autres régions. Le Secrétariat prépare une nouvelle " Liste rouge des biens culturels d'Amérique latine ", dont la publication sur papier et le support électronique est prévue pour septembre 2003.
Par ailleurs, dans le cadre de 13e réunion triennale d'ICOM-CC qui s'est tenue du 22 au 27 septembre 2002, à Rio de Janeiro (Brésil), le service des activités de programme a organisé un forum inauguré par Luis Repetto, président de l'Organisation régionale pour l'Amerique latine & Caraïbes, sur l'implication de la communauté muséale dans la conservation. Un projet original a également été présenté lors de la réunion d'ICOM-CC, par Denise Pozzi Escot et Rommel Angeles Falcon : "Adopte un Textil" : il s'agit d'une campagne de préservation -à l'initiative du Comité national du Pérou- de textiles pré-hispaniques découverts lors de fouilles archéologiques à Huaca Malena situé dans le district d'Asia au sud de Lima (Pérou). Une publication sur ces textiles, est en cours de préparation par le Comité national du Pérou.

L'ASPAC a tenu son Assemblée générale à Shanghaï (Chine) du 20 au 24 octobre 2002. Manus Brinkman évoque la collaboration fructueuse avec le Comité national chinois et Amareswar Galla, président de l'ASPAC. De nombreux participants étaient présents parmi lesquels une délégation venue de la Corée. A ce stade, le Secrétaire général insiste sur la nécessité de préparer le contenu de la prochaine Conférence générale qui aura lieu à Séoul (Corée), en octobre 2004. Le Directeur du Musée de Kaboul était également présent à l'Assemblée générale.

Depuis juin 2002, de nombreuses réunions ont été organisées afin de progresser dans la lutte contre le trafic illicite des biens culturels. Valérie Jullien, responsable de la communication a pu assister à certaines d'entres-elles.

En ce qui concerne " .museum " , le secrétaire général explique que la campagne de publicité devra s'intensifier afin d'inciter les musées à adopter le nom de domaine " .museum ". La Direction des musées de France a manifesté son intérêt et demandé des précisions sur " .museum ".

Manus Brinkman évoque le déménagement du Secrétariat. Il rappelle que l'UNESCO a réduit de 60% l'espace de travail alloué à l'ICOM. Le secrétaire général propose de scinder provisoirement le Secrétariat et de chercher à l'extérieur des bureaux pouvant accueillir une partie du personnel. Cette séparation ne pourra pas excéder une période de deux ans. Les recherches sont en cours afin de trouver des locaux susceptibles d'accueillir au moins 5 membres du Secrétariat dont le secrétaire général. Les membres du personnel qui resteront à l'UNESCO devront déménager à la fin du mois de février 2003. L'UNESCO a accepté de reporter la date officielle du déménagement de l'ICOM initialement prévue pour le mois de novembre 2002.

Jacques Perot est conscient de la charge de travail que représente ce déménagement et des conséquences sur les conditions de travail du Secrétariat. Il remercie le secrétaire général et son équipe et l'assure de sa compréhension. Le président explique qu'il a contacté certaines collectivités et institutions parisiennes afin de solliciter leur aide face à ces problèmes de locaux.

Bernice Murphy et Alissandra rappellent qu'il convient de trouver également un espace disponible pour organiser des réunions et/ou recevoir les visiteurs qui souhaitent travailler avec les membres du Secrétariat.

Yani Herreman se félicite du rapport de Manus Brinkman et plus particulièrement des réunions organisées en Amérique latine. Elle insiste sur la nécessité d'organiser des programmes inter-régionaux et souhaite, l'intervention du groupe de travail sur les Comités nationaux et Organisations régionales sur ce thème précis.

A la demande de Pascal Makambila, Manus Brinkman explique les démarches entreprises pour encourager les professionnels de musée au Japon à participer à la Conférence générale de 2004. Le secrétaire général explique que de nombreux contacts ont été établis avec le président du Comité japonais et les professionnels, sans aucun résultat concret. Manus Brinkman fait état de la confusion qui s'est installée entre l'association de professionnels de musées très active et le Comité national. Le secrétaire général se propose d'aborder ce sujet avec le président du Comité national en juin 2003, lors de la réunion du Comité consultatif.
Alissandra Cummins comprend les difficultés rencontrées par le secrétaire général et suggère de solliciter l'aide de la délégation permanente du Japon à l'UNESCO.

Manus Brinkman propose d'organiser une réunion au Japon, avec l'Association nationale des musées du Japon, le Comité national japonais, l'ASPAC, et le Secrétariat. Il pense ainsi pouvoir intéresser les professionnels de musée aux activités de l'ICOM.

Jacques Perot remercie le secrétaire général de son rapport.

4. RAPPORT FINANCIER

4.1. Situation financière au 30 09.2002 prévisions au 31.12.2002

Camila Gonzalez Gou indique qu'il lui est difficile de présenter des conclusions sur les résultats financiers pour l'année 2002, avec des dates allant jusqu'en septembre et des perspectives précises attendues en fin d'année. En effet, les chiffres peuvent varier dans de petites ou de grandes proportions car ils sont tributaires : de paiements effectués à la dernière minute par les partenaires de l'ICOM ou encore du versement de cotisations des membres. La trésorière cite en exemple le contrat qui lie l'ICOM et la Réunion des Musées Nationaux français. En ce qui concerne les activités de programme, la trésorière explique qu'il est trop tôt pour obtenir les résultats. Elle indique qu'une présentation plus réaliste pourra être faite au moment du Comité consultatif en juin 2003.

Camila Gonzalez Gou indique que l'on peut espérer un résultat positif pour 2002 (9 515 euros, début décembre 2002 dans la situation financière) sans doute plus important sur le bilan.

Elle attire l'attention des membres sur la provenance des profits tirés essentiellement d'un échange obligatoire d'actions après la fusion entre la BNP et Paribas. Cette situation imprévue a généré une somme d'argent supplémentaire qui ne fait pas partie du budget 2002. Sans cet apport inespéré, il est probable qu'aucun bénéfice n'aurait pu être dégagé pour l'année 2002.

Jack Dhennequin, expert comptable confirme les propos de la trésorière. Il ajoute en outre que l'on attend le versement de la subvention de la Réunion des Musées Nationaux français qui pourrait être d'un montant de 7622€ (environ 50.000 Francs Français). Il espère également que le montant avancé par le service des membres pour les cotisations à recevoir au quatrième trimestre sera plus important que prévu. En définitive, Jack Dhennequin estime que cette présentation reflète bien l'état des comptes de l'ICOM. Il espère vivement que le bilan de l'année 2002 sera équilibré.

Manus Brinkman rappelle que toutes les subventions indiquées dans la situation financière ont déjà été reçues.

Le Conseil exécutif prend acte de l'état des comptes. Ces comptes seront formellement approuvés en 2003.

4.2. Projet de budget 2003

Camila Gonzalez Gou explique que deux projets de budgets ont été préparés afin de diminuer le déficit prévu pour 2003.

Projet A : 2002/SEC.06A
Cette première proposition de budget tient compte d'un éventuel déficit d'un montant de 210 166 euros. Ce déficit s'explique pour plusieurs raisons. Certaines dépenses sont en progression (salaires, frais de services etc), le déménagement d'une partie des locaux de l'ICOM (dépense importante :126 ,300 euros), le projet MUSEDOMA qui ne rapporte encore aucune recette à l'ICOM.

Projet B : 2002/SEC.06B :
Cette proposition permet de diminuer le déficit envisagé en effectuant des coupures sur : " MUSEUM INTERNATIONAL " et la publication des " Cahiers d'étude ". Selon la trésorière de l'ICOM, cette solution permettrait de réduire l'écart. Le résultat négatif s'élèverait alors à 126 382 euros.

Camila Gonzalez Gou souligne l'importance de maintenir un minimum de services aux membres afin que cela ne nuise pas au prestige de l'Organisation. Elle précise cependant que l'ICOM ne peut pas se permettre de faire perdurer un déficit qui pourrait à terme créer la faillite de l'Organisation.

La trésorière insiste sur la nécessité de trouver des solutions afin d'améliorer les recettes et renforcer les programmes d'activités, les publications et le rayonnement de l'ICOM. Il faut chercher à augmenter le nombre de membres, solliciter les institutions susceptibles de subventionner les programmes. Camila Gonzalez Gou suggère d'examiner les perspectives que pourrait offrir la Fondation ICOM.

Jacques Perot revient sur la publication des Cahiers d'étude en 2003. Dans le cadre du projet de budget 2003, numéro B, le Comité chargé de la sélection des projets spéciaux des Comités, avait envisagé de repousser la publication des Cahiers d'étude. Cependant, un accord écrit avait été signé entre le Comité international des musées et collections universitaires (UMAC) et le Secrétariat. Afin d'honorer cet engagement, le Comité de sélection chargé des demandes de projets spéciaux des Comités , a décidé de maintenir cette publication pour l'année 2003 (20 000 euros). Mais le montant disponible pour les projets spéciaux des Comités (28 000 euros) se trouvait alors amputé dans sa presque totalité et ne permettait plus d'aider d'autres Comités. Le Comité de sélection a donc décidé de dégager un montant (20 000 euros) afin de financer un certain nombre de projets. Le président indique que certains des projets soumis par les Comités ne correspondaient pas du tout aux critères définis dans la circulaire. A cet égard, il lui semble important de modifier la circulaire envoyée aux Comités, afin qu'elle soit plus précise et qu'elle indique plus clairement le profil des projets susceptibles d'être financés par l'ICOM.

Camila Gonzales Gou indique que la somme dégagée proviendrait du montant mis généralement de côté afin d'alimenter la réserve de l'ICOM.

Deux propositions de budget sont soumises aux membres du Conseil exécutif :
- proposition A
- proposition B
Jacques Perot explique aux membres qu'il faudra choisir une base de budget (A ou B) et ensuite, il conviendra :
- d'ajouter 20 000 euros afin d'aider les Comités dans leurs projets ;
- d'ajuster le montant proposé pour la location des bureaux en fonction de la conjoncture

Manus Brinkman suggère une certaine prudence quant au montant disponible. Il conviendra de bien indiquer aux Comités que le montant avancé de 20 000 euros pour les projets, ne sera confirmé que si la situation financière le permet. Dans le cas contraire, le montant pourrait même être inférieur à 20 000 euros.
D'un manière générale, le secrétaire général de l'ICOM suggère d'attendre que la situation financière soit un peu éclaircie avant de prendre une décision. Jack Dhennequin explique que le montant indiqué pour le déménagement ne représente que quelques dépenses ponctuelles. A cette somme, devront s'ajouter les véritables frais de déménagement et d'installation qui ne pourront être évalués que lorsque les locaux seront trouvés. En 2003, il faudra ajouter 126 000 euros de charges supplémentaires. Le président de l'ICOM demande au secrétaire général d'essayer de réduire ce coût au maximum et d'être prudent à la fois dans le choix des locaux et du loyer et dans les dépenses annexes, liées à l'installation.

Le Conseil exécutif décide d'adopter la proposition numéro B. Par ailleurs, Jacques Perot demande que les comptes 2002, soient communiqués aux membres du Conseil exécutif dès qu'ils seront connus.

La liste des subventions retenues par le Comité de sélection sera adressée à tous les membres du Conseil exécutif. Le courrier adressé aux Comités sera soumis à l'approbation du Comité de sélection.

La circulaire adressée aux Comités sera soumise au Conseil exécutif afin qu'elle soit modifiée pour 2004.

Manus Brinkman propose d'organiser une petite réunion afin de communiquer aux membres du Conseil exécutif, la liste des projets retenus et les informer des problèmes rencontrés lors de la sélection des projets des Comités.

Au nom de l'ensemble des membres du Conseil exécutif, Jacques Perot remercie la trésorière pour son travail attentif. Il remercie également Jack Dhennequin, expert comptable de ses conseils avisés ainsi que Sylvie Délice, comptable au Secrétariat de l'ICOM. Cette dernière assure avec beaucoup d'attention tout le suivi des questions financières.

5. INTERVENTIONS DES REPRÉSENTANTS DES ORGANISATIONS PARTENAIRES DE L'ICOM

5.1. Rapport du Représentant du Directeur général de l'UNESCO

Jacques Perot rappelle l'importance des liens qui unissent l'ICOM et l'UNESCO. Il lui semble important que les problèmes rencontrés par l'ICOM en ce qui concerne les bureaux, n'entachent pas cette collaboration. Le réseau d'experts de l'ICOM se tient toujours prêt à à participer aux projets en cours avec l'UNESCO, et aux grands débats liés au patrimoine.

Isabelle Vinson représentante du directeur général de l'UNESCO et rédactrice en chef de la revue MUSEUM INTERNATIONAL, remercie le président de ce rappel. Se faisant l'interprète de Mounir Bouchenaki, sous-directeur pour la culture, et Koïtchiro Matsuura, Directeur Général de l'UNESCO, elle confirme que l'ICOM est également un partenaire essentiel pour les projets opérationnels de l'UNESCO dans le domaine du patrimoine.

Elle prend bonne note de la situation de l'ICOM vis-à-vis des locaux mis à disposition par l'UNESCO. Elle transmettra aux personnes concernées les doléances de l'ICOM à ce sujet.

Elle informe les membres de sa participation à la " Commémoration des trente années du patrimoine mondial ". Cet événement s'est récemment tenu à Venise (Italie). A cette occasion, elle a pu constater une inflexion significative des modalités de mise en œuvre des projets opérationnels. Il lui semble que l'UNESCO doit revoir un certain nombre d'engagements pris avec ses partenaires.

Isabelle Vinson travaille à l'amélioration de la revue MUSEUM INTERNATIONAL. Les membres ont pu constater une nouvelle approche éditoriale. Le sommaire est davantage lié aux questions patrimoniales tout en gardant l'institution muséale comme lieu de réflexion. C'est une façon pour Isabelle Vinson de recentrer ses liens avec l'ICOM, dont le réseau d'experts est indispensable à la revue.

Isabelle Vinson indique que Cary Karp a participé au double numéro sur les problèmes liés au patrimoine dans la cité de l'information. Elle saisit cette occasion pour s'excuser publiquement auprès de Cary Karp de l'erreur typographique qui s'est glissée dans ce numéro. Elle adresse également ses remerciements anticipés à Bernice Murphy qui participe déjà activement au prochain numéro :" Le sacré dans un monde interconnecté ". Isabelle Vinson fait également part de son souhait de faire coïncider les prochains thèmes de la revue avec ceux des prochaines manifestations organisées par l'ICOM. Un numéro double de MUSEUM INTERNATIONAL consacré au patrimoine immatériel devrait paraître à l'occasion de la Conférence générale de l'ICOM en 2004. Elle informe les membres que le double numéro consacré à Angkor et publié en langue Kmer a été distribué gratuitement aux institutions muséales et patrimoinales ainsi qu'aux universités. Le double numéro consacré au patrimoine immatériel pourrait être publié en coréen et en japonais.

Isabelle Vinson informe les membres présents que le dernier volume de MUSEUM INTERNATIONAL publié avec un index (1946-2001) coïncide avec le projet actuel de mise en ligne de toute les archives (disponible début 2004).

Elle explique les retards dans la publication française de MUSEUM INTERNATIONAL. La version anglaise, est publiée par Blackwells, un éditeur anglais qui assure l'impression et la diffusion aux abonnés anglais. En revanche, la version française est imprimée par l'UNESCO et distribuée par un sous-traitant à partir de la Belgique. Le manuscrit, rédigé en anglais devrait être ensuite traduit en français. Or, les traductions (qui ne sont pas budgétées) étaient assurées par le service central de traduction de l'UNESCO, dont les délais sont assez longs (entre quatre à six mois). Ces raisons expliquent la parution tardive de la version française par rapport à la version anglaise (parfois un an d'écart).
Elle essaye désormais d'équilibrer les manuscrits, de faire traduire des textes à l'extérieur, ce qui augmente considérablement le coût.
Isabelle Vinson rappelle que les membres de l'ICOM restent un lectorat déterminant de la revue. Elle souhaite qu'ils ne souffrent pas des difficultés financières rencontrées par l'ICOM.

Pascal Makambila demande la distribution gratuite de la revue dans les pays en voie de développement comme par le passé. Isabelle Vinson explique que le service compétent est en train de revoir tous les fichiers des destinataires qui reçoivent gratuitement la revue.

Giovanni Pinna et Alissandra Cummins, déplorent l'absence de l'ICOM à certaines grandes manifestations organisées par l'UNESCO. Jacques Perot prend acte de ces remarques pertinentes. Il appartient à l'ICOM de mieux s'organiser de façon interne afin d'être représenté si l'Organisation est invitée. De son côté, l'UNESCO devra avoir une vision plus large des secteurs dans lesquels l'ICOM peut intervenir : culture, patrimoine etc. Le président de l'ICOM demande à Isabelle Vinson de bien vouloir transmettre cette demande.

Manus Brinkman dressera la liste des réunions " importantes " afin que le Conseil exécutif décide d'une éventuelle représentation. Jacques Perot ajoute que si l'Organisation est invitée, le/la personne qui représente l'ICOM devra s'exprimer au nom de l'Organisation et transmettre un message conforme à l'opinion du Conseil exécutif.

Jacques Perot remercie Isabelle Vinson de son intervention.

5.2. Intervention du Représentant de l'ICOMOS

Gaïa Jungeblot, représentante de l'ICOMOS, informe les membres de la réélection de Michaël Petzet en tant que président de l'ICOMOS. Dinu Bumbaru (Canada), a été élu secrétaire général. Ce dernier s'investit depuis très longtemps dans les projets de l'ICOMOS liés à la préparation aux risques. Gaïa Jungleblot annonce qu'une Assemblée extraordinaire de l'ICOMOS aura lieu en octobre 2003, au Zimbabwe, afin de maintenir l'engagement prit auprès des professionnels africains de tenir une Assemblée en Afrique. L'Assemblée aura pour thème le patrimoine immatériel, sujet sur lequel l'ICOMOS travaille depuis un certain nombre d'années.
Par ailleurs, Gaïa Jungeblot rappelle que l'ICOMOS réitère son souhait de partager des locaux avec l'ICOM.

Jacques Perot lui demande de transmettre à Michaël Petzet les félicitations des membres du Conseil pour sa réélection ainsi qu'au secrétaire général et à l'ensemble du nouveau bureau de l'ICOMOS. L'ICOM reste attaché aux relations étroites avec l'ICOMOS notamment dans le domaine du patrimoine immatériel, qui est le thème choisit par l'ICOM pour sa Conférence générale de 2004. Le président de l'ICOM mentionne également les activités communes liées au Comité international du bouclier bleu (ICBS) et insiste sur l'importance de réfléchir avec l'ICOMOS aux collaborations possibles et stratégies communes dans le domaine de la protection du patrimoine culturel menacé par des conflits armés ou des catastrophes naturelles.

En ce qui concerne les bureaux, Jacques Perot ajoute qu'un travail d'estimation devra être fait avec l'ICOMOS afin de déterminer les besoins respectifs des deux Organisations.

Jacques Perot remercie Gaïa Jungeblot de son intervention et lui demande de bien vouloir transmettre l'ensemble de cette discussion au président ainsi qu'au secrétaire général de l'ICOMOS.

5.3. Rapport de la Représentante de la Fédération mondiale des amis de musées

Julia Oh, secrétaire générale de la Fédération mondiale des Amis de musées, remercie le président d'avoir invité la FMAM à présenter un rapport de ses activités à cette 102e session du Conseil exécutif de l'ICOM. Elle tient aussi à transmettre les chaleureuses salutations de Carla Bossi-Comelli, Présidente de la FMAM. Elle est accompagnée par Jean-Michel Ringeard, président de la FMAM/France dont Jacques Perot salue la présence.

La FMAM a été fondée à Barcelone sous l'égide de l'ICOM (Conseil international des musées) en 1972. La croissance régulière montre que l'objectif premier - unir les amis des musées pour encourager l'essor des Amis à l'échelle mondiale, puis renforcer ces Amis en les incitant à rejoindre des associations nationales - procédait d'une ambition justifiée. Aujourd'hui, la FMAM, compte des membres dans 30 pays, ainsi que 17 fédérations nationales et 21 membres associés. Ces organisations représentent environ 2 millions de bénévoles qui soutiennent le travail des musées.

Depuis le dernier rapport présenté en juin 2002, la FMAM avait travaillé en étroite coopération avec les collègues de l'ICOM, tout particulièrement en contribuant au numéro des Nouvelles de l'ICOM de décembre 2002 par 7 articles consacrés au thème des musées et des amis. Cette collaboration fructueuse s'est appuyée sur les ressources de la FMAM dans le monde entier ; ainsi les directeurs de musées ont participé à la rédaction de trois articles.

En octobre, M. Jacques Perot a honoré de sa présence le XIe Congrès de la FMAM à Buenos Aires (Argentine). Le thème du congrès (" Pourquoi des amis des musées ? ") a attiré 415 participants, dont 167 venus grâce à des bourses d'études de toute l'Argentine. Le Congrès a essentiellement porté sur la raison d'être des Amis, en tant que bénévoles qui réalisent des tâches que les professionnels de musée ne peuvent accomplir avec la même liberté. Le congrès a souligné le rôle potentiel des musées en tant que forum civique au cœur de la société, mais aussi le lien que les Amis fournissent aux musées dans les communautés qu'ils servent. Le congrès, aujourd'hui reconnu par l'UNESCO, est arrivé à plusieurs conclusions :

  • Le réel intérêt économique des Associations d'Amis car elles peuvent devenir d'importants facteurs d'emploi dans une société où mondialisation et technologie tendent à réduire les possibilités de travail.
  • La nécessité de promouvoir le professionnalisme pour la gestion des Amis afin de renforcer l'efficacité d'action dans les Associations qui les unissent.
  • Le rôle éducatif des Amis.
  • La nécessité d'une complémentarité et d'une collaboration entre professionnels de musée et Amis, l'un et l'autre formant deux branches de l'univers muséal, chacune dotée de fonctions et de responsabilités distinctes.
  • La nécessité de renforcer la communication afin d'optimiser le rôle des Amis dans leur fonction médiatrice entre musées, public et communauté environnante. Plus précisément, il s'agit d'attirer les jeunes et d'encourager leur participation.

Les conclusions du congrès renforcent notre détermination à encourager et à promouvoir l'essor des Associations d'amis de musées, et elles serviront à guider l'orientation future de la FMAM.

La Présidente de la FMAM, Carla Bossi-Comelli, a participé à la conférence du comité international de l'ICOM sur les relations publiques et commerciales, rencontre qui a eu lieu à Mexico en novembre. La secrétaire générale est intervenue à Madrid, lors d'un symposium commun organisé entre l'ICOM, la Fédération espagnole des Amis et le ministère espagnol de la Culture et de l'éducation.

La FMAM continue à encourager la création d'Associations d'amis. D'autre part, la traduction en français de notre publication " How to Start a Friends Group " est achevée. Cet ouvrage, qui donne toutes les informations nécessaires pour créer un groupe d'amis des musées, paraîtra prochainement en anglais, en français et en espagnol.

Enfin, la secrétaire générale, se réjouit de pouvoir participer à la Journée internationale des musées, le 18 mai 2003, qui sera consacrée au thème des musées et de leurs amis.

La FMAM tient à remercier Jacques Perot, en particulier pour son soutien et ses encouragements. Elle espère encore multiplier ses liens avec l'ICOM et renforcer sa collaboration avec les musées du monde entier.

Jacques Perot remercie la secrétaire générale et insiste sur l'importance de maintenir avec cette organisation des rapports continus. Il souhaite que soit organisée à Séoul, en 2004, une réunion commune comme celle qui fut organisée à Barcelone, en 2001.

5.4. Rapport de la Fondation ICOM

Christine Boël, présidente, annonce que la Fondation a versé directement à l'ICOM la somme de 4 548 euros depuis le début de l'année 2002. Elle explique que 11 cotisations (5 anciens membres et 6 nouveaux membres) ont été reçues pour l'année 2003, alors que les relances n'ont pas encore été envoyées. Elle remercie le Secrétariat d'avoir indiqué ce chiffre dans le cadre des cotisations des membres.

En 2001, 549 bijoux édités en collaboration avec la Réunion des Musées Nationaux français ont été vendus. La redevance de 1 554 euros sera partagée entre de manière inégale en faveur de la Fondation, avec les musées prêteurs des images des objets qu'ils possèdent. Christine Boël explique qu'un des objets édité par la Fondation ICOM (une broche) a été reconnu comme l'une des meilleures ventes par la Réunion des musées nationaux français qui a cependant arrêté la fabrication du bijou plébiscité.
Les arbres de Noël édités l'an passé, figurent dans le catalogue Noël 2002, de vente par correspondance.

Christine Boël sollicite l'aide le Secrétariat afin que l'ICOM remette au Musée égyptien du Caire les sommes provenant de la vente d'objets le concernant.
La présidente se réjouit de la collaboration avec la société anglaise " Museums and Galleries ", qui commencera par l'édition, la distribution commune de " cadeaux d'Art " : objets de papeterie : agendas, cartes, papiers cadeaux (etc), vendus au double profit de l'ICOM et des musées prêteurs de l'image reproduite.
Des contacts ont été pris avec de nombreux musées du monde entier. Le images nécessaires à la réalisation de l'agenda 2004 de l'ICOM, ont été réunies. Les résultats des ventes réalisées seront communiqués le 31 décembre de chaque année.

Jacques Perot remercie chaleureusement Christine Boël et rappelle qu'une réflexion plus approfondie sur la Fondation devra être menée. Cette réflexion, déjà évoquée l'année passée devra être menée dans le cadre de la réforme de l'ICOM avec le nouveau Comité pour les finances et les ressources. La présidente sera sollicitée prochainement à ce sujet.

6. RAPPORTS SUR LA MISE EN ŒUVRE DU NOUVEAU NOM DE DOMAINE " .MUSEUM "

Cary Karp explique que ce projet prend des proportions plus importantes que prévues. A l'origine, il s'agissait d'obtenir pour les musées un nom de domaine spécifique en postulant auprès de l'organisme international chargé de les attribuer (ICANN). Cette autorisation étant accordée, il convient maintenant de mobiliser les énergies et plus particulièrement les musées qui sont les premiers destinataires de ce nouveau nom de domaine. Ces derniers ne semblent pas être encore bien informés de l'intérêt d'adopter le nom de domaine " .museum ". Cary Karp insiste sur la nécessité de lancer une campagne de sensibilisation et rappelle que le succès de ce projet dépend essentiellement du nombre de musées qui adopteront " .museum ".

Cary Karp informe les membres que l'Union Européenne a souhaité participer et aider l'ICOM à lancer une campagne destinée à sensibiliser les professionnels de musée et le public des pays européens ainsi que les autres communautés culturelles européennes (les archives, les bibliothèques, les monuments et les sites). Le montant mis à disposition pour ce projet (MUSENIC - The Museum Network Information Centre- Europe) est de 83 978 euros d'avril 2002 à mars 2004.

A la demande de Giovanni Pinna, Cary Karp rappelle que les Comités nationaux auront un rôle de contrôle. En cas de doute sur le statut d'un musée, le Comité sera sollicité sur l'opportunité d'accorder ou non le nom de domaine " .museum ". En cas de conflit entre le Comité et le musée, le Conseil exécutif devra prendre la décision finale en se basant sur la définition d'un musée (Statuts de l'ICOM). Cette définition a été approuvée par l'ICANN.

Jacques Perot remercie Cary Karp de son travail et de ses efforts.

7. MISE EN ŒUVRE DU PLAN STRATÉGIQUE DE L'ICOM 2001-2007

Le président de l'ICOM rappelle que plusieurs groupes de travail ont été créés afin de répondre aux besoins du plan stratégique 2001-2007 de l'ICOM.

7.1. Rapport du groupe de travail sur les Comités nationaux et Organisations régionales

Gary Edson, retrace l'historique de ce groupe de travail, créé en réponse à la recommandation du groupe de réforme de l'ICOM (ICOM-RTF). Les membres du groupe ont été nommés en juin 2002,. Ils ont communiqué par email et discuté du rôle des Comités nationaux par rapport aux associations de musées nationales, afin d'arriver à une résolution commune sur ce sujet. A l'issue de cette discussion, une enquête destinée aux Comités nationaux a été rédigée (français, anglais). Un autre projet de questionnaire destiné aux Associations nationales a également été rédigé. Gary Edson souhaite envoyer ces deux questionnaires à la même période afin de réaliser une étude objective. Il espère organiser une réunion avec les membres de son groupe de travail, afin d'étudier les réponses reçues et faire un résumé pour le mois de juin 2003, à l'occasion du Comité consultatif.

Le Comité a également discuté des organisations régionales en comité restreint Les membres chargés de cette question contacteront directement les Organisations régionales. Yani Herreman insiste sur la nécessité pour les Organisations régionales de développer les relations entre les régions, d'élargir leur vision du travail à faire à l'ICOM et de participer plus activement à la gestion des programmes.

Gary Edson explique que le groupe s'est également interrogé sur la nécessité de contacter les organisations affiliées. Le groupe a été sollicité pour élaborer un document sur les différents types d'études qui pourraient permettre aux étudiants de solliciter leur adhésion à l'ICOM. Un premier document qui pourrait servir de base a été rédigé avec des suggestions de l'ICTOP. Yani Herreman rappelle que cette question devra être abordée par les Comités nationaux afin qu'ils donnent leur avis (les Comités nationaux seront les premiers sollicités pour vérifier le statut des formations dans leurs pays et savoir si elles peuvent permettre à l'étudiant de solliciter son adhésion au sein de l'ICOM).

Jacques Perot rappelle que le groupe de travail sur les Comités nationaux doit également étudier les rapports entres l'ICOM et les associations nationales de musée afin d'établir des bases de coopération. Gary Edson prend acte de cette demande qu'il abordera lorsqu'il sera en relation avec les associations nationales de musée.

Le Conseil exécutif adopte le texte proposé pour l'admission des étudiants au sein de l'ICOM avec les ajouts suivants :

  • l'étudiant accepté par le Comité national n'aura aucune certitude d'être admis définitivement en tant que membre de l'ICOM à l'issue de ses études. Il devra re-soumettre sa candidature au Comité national en faisant état de sa profession définitive au sein de la profession muséal ou au sein d'une profession en relation avec les musées ;
  • l'ICOM devra dresser le bilan de cette nouvelle catégorie de membre dans cinq ans; des précisions pourront être apportées au texte en fonction des insuffisances constatées ou des problèmes liés à l'admission des membres ;

Le Conseil exécutif indique que le secrétariat devra intervenir s'il n'existe pas de Comité national dans la pays de l'étudiant et décider si ce dernier peut adhérer à'ICOM.

Giovanni Pinna fait part de son opposition au premier point de ce texte proposé. Il s'agit pour lui d'une confusion. Il explique que dans de nombreux pays des " généralistes " sont formés pour travailler dans les musées alors que d'autres pays privilégient plutôt la formation de spécialistes. Il s'agit pour lui de deux conceptions qui procèdent d'un contexte culturel différent. Il lui semble important d'étudier attentivement ce phénomène et de modifier le premier point afin de le rendre plus clair.

Jacques Perot prend note de cette opposition et remercie Gary Edson et Yani Herreman.

7.2. Rapport du groupe de travail sur les Comités internationaux et Organisations affiliées

Martin Schaërer rappelle les lignes directrices du groupe. (voir mandat du groupe de travail) Les membres du groupe de travail ont décidés de ne pas modifier le statut des Comités mais de le faire évoluer. Les propositions sont les suivantes :

  • l'élaboration d'un document intitulé : Principes de création, d'exploitation et d'évaluation des comités internationaux qui devra remplacer le modèle de règlement actuellement en vigueur. Dans le cadre de ce document, les Comités pourront alors élaborer leur propre règlement ;
  • la création d'un Comité international devra se faire à la demande : si un certain nombre de professionnels ressentent le besoin de créer un Comité ils doivent pouvoir le faire en respectant certains principes : conformité avec les Statuts de l'ICOM, conformité avec le Code de déontologie de l'ICOM pour les Musées , thème global, d'intérêt général à très long terme (un groupe de travail sera créé sur cet aspect) pour les professionnels, la communauté muséale et pour l'ICOM .
    Les aspects formels de la proposition de création d'un Comité international seront les suivants : une proposition d'au moins cinquante (50) membres de dix (10) pays différents et de plus d'un continent ; une période d'observation de trois ans imposée, avant la création définitive.
    Par ailleurs, le groupe de travail sur les Comités internationaux suggère la création d'un nouveau comité permanent des Comités internationaux qui serait placé sous la responsabilité du Conseil exécutif.
  • En ce qui concerne l'exploitation, le groupe de travail sur les Comités internationaux propose un certain nombre de règles générales liées à la politique financière et à l'administration. Le groupe propose également d'introduire un nouveau type de document ; " un accord-cadre " entre l'ICOM et le Comité international. Ce document devra être signé par le président de l'ICOM et tous les responsables (président, trésorier, secrétaire) de chaque bureau du Comité international. Chaque nouveau responsable sera dans l'obligation de signer cet accord. Par cet accord, les responsables du Comité assurent avoir lus les documents importants de l'ICOM (statuts, Code) et s'engagent à ne rien faire qui pourrait porter atteinte ou causer un préjudice (financier ou autre) à l'organisation.
  • Le Comité permanent sera chargé de l'évaluation régulière du travail du Comité. Cette évaluation sera essentiellement basée sur les rapports d'activités et les rapports annuels financiers et administratifs ainsi que sur d'autres critères plus spécifiques.

Martin Schaerer précise que le Comité permanent ne fera pas office de juge, mais entend œuvrer comme un organe consultatif pour établir un dialogue avec les Comités internationaux et l'aider à résoudre les problèmes qu'il pourrait rencontrer.

Il précise également qu'un rapport sera envoyé aux membres du Comité consultatif et aux membres du Conseil exécutif. Ce rapport fera l'objet d'une discussion lors de la réunion des Comités internationaux en juin 2003.
Par ailleurs, le Groupe de travail préfère encourager les organisations affiliées à travailler plus étroitement avec l'ICOM, plutôt que de signer un accord-cadre avec elles. Il rappelle que ces Organisations sont totalement indépendantes de l'ICOM dans leur travail et dans leurs choix.

Jacques Perot pose le problème de la responsabilité financière des Comités internationaux et sollicitera le nouveau Comité permanent sur les affaires juridiques à ce sujet.

Alissandra Cummins demande au groupe de travail de veiller à maintenir le rôle du Comité consultatif en ce qui concerne la création d'un Comité international.

Le Conseil exécutif entérine la proposition soumise par le Groupe de travail sur les Comités internationaux et Organisations affiliées. Un membre de l'ICOM aura le droit d'adhérer à UN (1) Comité international. En revanche, un membre de l'ICOM pourra -en contactant directement le Comité- s'intéresser à tout autre comité. Le Comité sollicité sera susceptible de lui demander une participation financière en contrepartie des services proposés (bulletin, invitations, etc.). La gestion de ces " membres " sera assurée par le Secrétariat du Comité.

Après avoir entendu les indications du secrétaire général et à l'issue d'une longue discussion, le Conseil exécutif décide du montant de la cotisation pour les étudiants :
- 40€ pour les étudiants des pays qui ne reçoivent pas de subvention
- 20€ pour les étudiants des pays qui reçoivent une subvention
Alissandra Cummins estime que les montants proposés sont trop élevés et s'abstient de voter sur cette question.

Jacques Perot remercie Martin Schaërer pour son travail complet et efficace.

7.3. Rapport du groupe de travail sur l'utilisation des langues

Giovanni Pinna rappelle qu'il avait déjà rédigé un document destiné à servir de base aux discussions. Une réunion s'est tenue en juin 2002 à laquelle à participé Manus Brinkman, secrétaire général. Un document en accord avec celui rédigé par Giovanni Pinna a été élaboré. L'idée de ce document est de différencier les langues officielles des langues de travail. Giovanni Pinna est actuellement en train d'étudier les rapports entre INTERNET et les langue. Il s'est rendu compte des les difficultés des membres qui peuvent lire une langue autre que la leur mais qui ne sont pas toujours en mesure d'écrire dans cette langue étrangère. De ce fait, il leur est très difficile de participer aux forums de discussions sur INTERNET.

Jacques Perot remercie Giovanni Pinna et prend note qu'un rapport sera distribué en juin 2003.

7.4. Rapport du Comité des nominations

Knut Wik, coordinateur rappelle que le groupe entend informer sur la procédure à suivre pour l'élection du prochain Conseil et susciter des candidatures afin d'obtenir une liste conséquente de candidats en vue de l'élection lors de l'Assemblée générale pour le Conseil exécutif 2004-2007. Un texte paraîtra dans les Nouvelles de l'ICOM afin de susciter l'intérêt des membres. Par ailleurs, si la liste des candidats n'était pas suffisante, le Comité pourrait également contacter les membres par l'intermédiaire du forum de discussion ICOM-L ou par d'autres moyens afin d'encourager plus de membres à faire acte de candidature au Conseil exécutif 2004-2007.

Jacques Perot rappelle que le Comité des nominations est créé pour veiller à ce que la liste des candidats soit suffisamment importante et que toutes les qualités nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du Conseil exécutif soient réunies. Il ne s'agit pas de refuser des candidatures mais éventuellement d'en encourager de possibles candidats à l'élection du Conseil exécutif 2004-2007.

Le président de l'ICOM rappelle que les membres de l'Assemblée générale, réunis en juillet 2001, ont accepté le principe de ce Comité A l'issue de cette première expérience de trois ans, il appartiendra aux organes de l'ICOM de déterminer si ce Comité doit être maintenu pour la période triennale à venir. Jacques Perot remercie Knut Wik d'avoir accepté de prendre ce Comité en charge.

7.5. Rapport du Comité des finances et des ressources

Jacques Perot informe les membres de sa rencontre avec George Abungu, qui préside ce Comité. La discussion a portée sur les méthodes et le contenu du travail de ce nouveau Comité. Le président du Comité contactera les membres de son Comité afin de débuter les discussions.

Jacques Perot rappelle que Gary Edson et Camilla Gonzalez Gou ex-officio ont été désignés pour faire partie de ce groupe. Yani Herreman fait part de son souhait de se retirer de ce Comité afin de se joindre au Groupe de travail ICOM 2004. Cette question sera abordée ultérieurement lors de la discussion sur ICOM 2004.

7.6. Rapport du Comité pour les affaires juridiques

Bernice Murphy et Giovanni Pinna ont été désignés en tant que membres de ce Comité. Jacques Perot rappelle que ce Comité devra être associé au travail du groupe qui sera chargé de réécrire les Statuts de l'ICOM.

7.7. Groupe de travail sur les Statuts de l'ICOM

Jacques Perot rappelle que l'ICOM est une association régie française et que tout litige relève du droit français. Par conséquent, il faudra que les Statuts soient d'abord rédigés en français puis traduits ensuite en fonction des langues officielles de l'Organisation. Il lui paraît important que les membres de ce groupe soient issus de milieux géographiques différents. Le Conseil souhaite que les Statuts soient simplifiés et adaptés à d'éventuelles réformes.

Un premier projet pourrait être présenté lors du Comité consultatif en juin 2003. Jacques Perot rappelle qu'un certain nombre de règlements devront également être rédigés conformément aux nouveaux Statuts. Le groupe chargé la rédaction des nouveaux Statuts devra transmettre le plus rapidement possible au Conseil tous les éléments des Statuts qui devront figurer dans des règlements complémentaires.

Martin Schaërer demande que les membres du Conseil soient tenus informés régulièrement de l'avancement de la rédaction du nouveau document. Il estime par ailleurs, que le groupe devrait être un groupe officiel du Conseil exécutif, que son mandat ne devrait concerner que les Statuts (dans un premier temps) et que les présidents des groupes de travail sur les Comités nationaux et internationaux devraient être nommés membres de ce Groupe de travail.

Jacques Perot prend bonne note de ces remarques. Les membres de ce Groupe de travail seront contactés ultérieurement.

8. SITUATION D'URGENCE DANS LE CADRE DU BOUCLIER BLEU

Manus Brinkman, secrétaire général, fait le point sur les situations en cours. Une réunion du Comité international du bouclier bleu (ICBS) a récemment été organisée.

Une réunion s'est tenue avec le directeur du Musée National de Kaboul, le représentant de l'UNESCO et l'ICOM. La discussion a portée sur les besoins immédiats du Musée national.

Lors de la réunion qui s'est tenue à Shanghai, une déclaration intitulée " Musées, patrimoine immatériel et mondialisation " été adoptée et diffusée par l'ICOM notamment sur la liste de distribution ICOM-L. Une interview du directeur du Musée national de Kaboul sera publiée dans les Nouvelles de l'ICOM. De nombreuses organisations ont promis d'apporter une aide matérielle et financière au Musée mais rien encore n'a été concrétisé. Par conséquent, les professionnels de musée dans ce pays prient les organisations de leur apporter une aide réelle. Les professionnels ont dressés une liste qui a été publiée sur ICOM-L. Les besoins. concernent du matériel pour conserver et préserver mais également des formations que le Comité national de l'Iran et la Reinwardt Academy aux Pays-Bas ont proposés de dispenser.

Le secrétaire général évoque également les inondations en Europe. Le Comité national allemand a été très actif ainsi que l'Association des musées en Allemagne. Ils ont mis en place un réseau d'aide pour les musées les plus touchés par les inondations. Le Comité de la République tchèque a également bénéficié du réseau d'aide de l'ICOM. Ce comité avait posé des questions concrètes sur la liste de distribution d'ICOM-L. Les réponses ont été nombreuses. Le Comité national des Pays-Bas a été particulièrement actif. Il a pu proposer une aide concrète et le matériel demandé par la République tchèque.
A la même période, de sérieuses inondations affectaient également l'Amérique latine et ses musées.

Manus Brinkman informe les membres de la situation dans le Timor oriental. Amareswar Galla, président de l'ASPAC a évoqué ce problème lors des réunions du Comité consultatif. Le Comité national australien s'est largement investi dans la reconstruction du Musée au Timor oriental.

En ce qui concerne le Sri Lanka, la situation s'est plus ou moins apaisée et le secrétaire général propose de s'intéresser plus particulièrement à Jafna, dans le nord du Sri Lanka où plusieurs institutions culturelles -parmi lesquelles une bibliothèque- nécessitent l'attention du Comité international du bouclier bleu.

Par ailleurs, une déclaration très générale proposée par l'IFLA, est en cours de rédaction avec l'ICOM, en ce qui concerne la situation en Palestine.

Le secrétaire général informe les membres que plusieurs archéologues américains s'inquiètent pour le patrimoine en cas de guerre en Irak. Ils ont souligné l'intérêt pour l'Humanité du patrimoine irakien et demandé aux éventuelles armées de le préserver en cas de conflit armé.

Manus Brinkman annonce qu'une réunion a été organisée dans l'Ex-République yougoslave de Macédoine par l'ICOMOS et le Comité national de l'Ex-République yougoslave de Macédoine afin de faire le point sur la situation dans la région.

Le secrétaire général explique que le Comité national de Royaume-Uni cherche depuis des années à apporter son aide aux sites et aux musées de la Somalie. Jusqu'à présent le secrétariat de l'ICOM n'est pas parvenu à trouver les subventions nécessaires. Compte tenu de la situation très chaotique et du danger encore réel, il sera très difficile de se rendre en Somalie pour évaluer les besoins en reconstruction du patrimoine culturel. Malgré tout, le secrétaire général estime, qu'il faut poursuivre les efforts malgré les difficultés, afin de venir en aide aux professionnels des musées dans ce pays.

En Afrique de l'Ouest, le secrétaire général indique qu'il n'a pas reçu d'information en dépit des messages envoyés aux professionnels des musées afin qu'ils puissent l'informer de la situation sur place. Pascal Makambila confirme que l'Afrique est en pleine ébullition. Plusieurs pays sont en guerre comme la République démocratique du Congo notamment dans sa partie Est. Au Congo-Brazaville, un musée de est sérieusement menacé car il se trouve dans une zone désertée par les habitants, occupée par les rebelles et les militaires. Pascal Makambila craint que le bâtiment qui contient plus de dix mille objets, ne soit détruit en cas d'affrontement entre rebelles et militaires. En République centrafricaine, les affrontements entre les troupes rebelles et militaires n'ont pas endommagé le musée. La situation en Côté d'Ivoire reste très préoccupante mais aucune information n'est parvenue jusqu'à lui. Le musée le plus menacé -celui du Costume à Grand Bassam- est géré par Aminata Barro, membre de l'ICOM.

Jacques Perot revient sur l'intervention de Manus Brinkman et notamment sur le message concernant la zone contrôlée par l'Autorité palestinienne. Il rappelle que l'ICOM ne se préoccupe pas des frontières politiques mais se préoccupe du patrimoine et de sa préservation. Si les problèmes politiques ne doivent pas arrêter un message de solidarité ou l'envoi de recommandations pour la préservation du patrimoine il faut également connaître le contexte politique.

En ce qui concerne l'Irak, Jacques Perot confirme qu'il sera nécessaire en cas de conflit, que les organisations patrimoniales interviennent officiellement auprès des belligérants éventuels pour rappeler les règles des conventions internationales et appeler à la préservation du patrimoine culturel. Mais l'ICOM devra également adresser un message de solidarité aux professionnels des musées sur place et s'informer de leurs besoins pour préserver le patrimoine culturel.

A une question d'Alissandra Cummins, Manus Brinkman répond que le programme d'urgence, est également axé sur la formation préventive, afin que les professionnels puissent faire face à une situation de crise. Ce programme sera organisé avec la collaboration du Getty Conservation Institute en partenariat avec l'ICCROM.

Giovanni Pinna informe les membres que l'Italie a signé un protocole d'accord avec une Association de volontaires, spécialisée dans la préparation aux situations d'urgence pour le patrimoine culturel. Jacques Perot, très intéressé par cette initiative confirme que la main d'œuvre spécialisée manque souvent en cas de situation d'urgence.

9. CONFÉRENCES GÉNÉRALES

9.1. ICOM'2004

Jongsok Kim, représentant d'ICOM 2004, présente les excuses de Byung-mo Kim, président du Comité national coréen, qui se rendait au Vietnam et au Cambodge pour représenter le gouvernement coréen et assurer la promotion d'ICOM 2004.

Jongsok Kim explique que les préparatifs sont en cours. La Conférence se tiendra du 2 au 8 octobre 2004, à Séoul, sur le thème du patrimoine immatériel.

Le Comité travaille sur le programme de la Conférence : Le Ministère de la culture ainsi que la Municipalité de Séoul ont été contactés. Cette dernière institution prévoit d'organiser une manifestation sur le patrimoine immatériel du 29 septembre au 15 octobre 2004. Un groupe de travail a été mis en place au sein du Comité national coréen afin d'aider à la préparation de la Conférence. Le Ministère de la Culture et la Municipalité ont été invités à participer à ce groupe de travail.
Le Comité d'organisation recrutera des effectifs supplémentaires en 2003, pour la préparation de la Conférence.
Le budget prévisionnel est de 2,9 millions d'euros pour deux mille participants. 80% de budget sera obtenu grâce à des subventions (20% du secteur privé et 60% du Ministère du Tourisme et de la Municipalité de Séoul). Jongsok Kim annonce que les institutions rencontrées se sont montrées très encourageantes.

Une liste préliminaire des personnes contactées pour l'organisation des réunions des Comités internationaux est en cours ainsi que le programme préliminaire.

Alissandra Cummins, présidente du Comité consultatif demande des précisions quant à l'effectif du Comité d'Organisation, le budget de la Conférence et la date précise à laquelle la liste des personnes contactes pour les réunions des Comités internationaux sera prête. Par ailleurs, elle demande des informations sur les dispositions prises par le Comité d'organisation pour faciliter l'obtention de visas pour la Corée. Sur ce dernier point, Pascal Makambila ajoute qu'il n'existe pas de service consulaire coréen dans tous les pays d'Afrique, ce qui risque de rendre la tâche plus compliquée aux ressortissants africains, désireux d'assister à la Conférence générale. Il demande également au Comité d'organisation de veiller à négocier les tarifs avec les compagnies aériennes afin d'obtenir les prix les plus bas.
Manus Brinkman demande si un plan destiné à promouvoir ICOM 2004 a été mis en place . Il s'interroge également sur le montant du budget dévolu aux bourses, sur les éventuelles conséquences d'un déficit budgétaire à l'issue de la Conférence, sur les brochures d'information destinées aux membres de l'ICOM. Il insiste sur la nécessité de développer le site d'ICOM 2004 et annonce qu'il se rendra en Corée en mars 2003, avec Joëlle Thibet, chargée de l'organisation de la Conférence au sein du Secrétariat. Une autre visite plus officielle est prévue à l'automne 2003, avec Jacques Perot, président de l'ICOM et Eloïsa Zell, chargée du service des membres, afin de signer le protocole d'accord entre l'ICOM et le Comité d'Organisation ICOM 2004.

Jacques Perot rappelle que des informations précises sur le prix des hôtels devront être disponibles pour les membres de l'ICOM.

Per Rekdal, membre du groupe de travail ICOM 2004, demande que toutes les informations soient diffusées au fur et à mesure aux membres notamment en ce qui concerne l'organisation des réunions des Comités internationaux.

Jonksok Kim prend bonne note de toutes ces demandes qu'il transmettra au Comité d'Orgnisation afin que tout soit prêt pour la réunion du Comité consultatif en juin 2003.

9.2. ICOM'2007

Bernice Murphy, vice-présidente, présente le rapport de la visite qui a été organisée dans les pays candidats :
- l'Autriche,
- le Danemark et la Suède (qui présentent une candidature commune)
Les visites fructueuses, se sont déroulées dans un contexte agréable avec Yani Herreman, vice-présidente et Manus Brinkman, secrétaire général.

Outre la visite des sites, il s'agissait également de sensibiliser les futurs candidats aux responsabilités financières, légales et logistiques qu'ils devront assumer. Le nombre de membres de l'ICOM a considérablement augmenté depuis ces dix dernières années. Il ne leur appartenait pas de juger les propositions mais d'expliquer aux candidats ce que devrait être une Conférence et le bénéfice que les membres entendent en retirer. Bernice Murphy rappelle le questionnaire de satisfaction distribué aux membres de l'ICOM à l'issue de la Conférence générale de 2001 a fourni de très bonnes informations. L'analyse des réponses à permis de préciser les différentes attentes des membres et montré les efforts des pays-hôte pour satisfaire toutes les exigences. Il a également été demandé aux pays-candidats d'envisager plusieurs hypothèses en ce qui concerne la participation des membres : une large participation, une participation moyenne et un moindre participation afin de pallier toute circonstance imprévue (guerre, crise mondiale ou économique mondiale dans une région précise etc.) éventualité et prévoir d'autres ressources financières en cas de participation minime.

Bernice Murphy explique que les pays-candidats à la tenue de la Conférence générale de 2007 ont parfaitement compris les enjeux d'une Conférence. Les candidatures sont excellentes. Les Ministères de la culture, des pays concernés ont manifesté leur intérêt et leur enthousiasme à l'idée d'accueillir une Conférence générale. Elle demande à l'ICOM d'être particulièrement attentif aux thèmes proposées par les pays-candidats qui doivent bénéficier à l'ensemble de la communauté muséale.

Jacques Perot précise que Conseil exécutif devra définir la façon dont ces candidatures seront présentées au Comité consultatif.